Lutte contre Boko Haram: Le mandat de la force multinationale

Les experts ont élaboré le projet de concept d’opération (Conops), définissant les détails de la coordination stratégique, des soutiens administratif et logistique de la force, ainsi que les règles d’engagement qui prévalent lors de la conduite des opérations militaires.[pagebreak] A cet égard, ils ont rappelé le mandat de la force. Notamment la création d’un environnement sûr et sécurisé dans les régions affectées par les activités de Boko Haram et d’autres groupes terroristes, afin de réduire considérablement la violence contre les civils et autres exactions, y compris les violences s*e*xuelles et s*e*xistes ;
La facilitation de la mise en œuvre, par les Etats membres de la Cblt et le Benin, de programmes d’ensemble de stabilisation dans les régions affectées, y compris la pleine restauration de l’autorité de l’Etat et le retour des personnes déplacées internes et des réfugiés ; de même que facilitation dans la limite de ses capacités, des opérations humanitaires et l’acheminement de l’aide aux populations affectées. Les experts ont également souligné l’importance de priver le groupe terroriste de tout soutien qu’il pourrait tirer de l’instrumentalisation de la religion musulmane dont ils ont affirmé le désaveu pour et la distance des activités criminelle de Boko Haram et ont convenu de mener, dans le cadre de leurs communications, des campagnes de sensibilisation et de contre-propagande à cet égard.
En effet, avant de concevoir le mandat de la force, les experts ont procédé à une analyse profonde de la nature et de l’historique du groupe Boko Haram, de l’engagement régional de ses activités dans le bassin du lac Tchad, de ses capacités logistiques et opérationnelles, et de l’impact de ses atrocités sur les populations civiles, les infrastructures sociales et économiques des régions dans lesquelles il sévit. « L’effectif des membres de cette secte varie selon les sources entre 8000 et 30 000 combattants. Cette secte est dirigée par un conseil de la Choura de 30 membres. Elle mène ses actions au Nigéria dans les Etats de Bauchi, Borno, Yobe et Kano. La menace se globalise désormais ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *