Les pays membres de l’Union européenne ne savent pas exactement comment réagir à une éventuelle escalade autour de l’Ukraine, parce de nouvelles sanctions économiques pourraient provoquer une hausse des prix de l’énergie, analyse vendredi l’hebdomadaire allemand Der Spiegel dans un article consacré aux négociations sécuritaires entre l’Occident et la Russie.
« Il n’est pas clair si les Européens se décideront à imposer des sanctions économiques fermes en cas d’invasion en Ukraine, parce que des restrictions de ce genre augmenteraient davantage les prix de l’énergie en Europe », estiment les auteurs du texte.
Selon les journalistes allemands, les actions de la Russie « jettent la lumière sur les faiblesses des alliances occidentales ». « Jusqu’où iraient les États-Unis et l’Europe pour protéger certains pays membres de l’Otan, tels que l’Estonie ou la Lituanie, sans parler des pays non-membres, comme l’Ukraine », s’interrogent-ils.
Der Spiegel estime que « l’Otan s’interroge depuis des semaines » sur les raisons de la concentration prétendue des troupes russes à proximité des frontières du pays. L’hebdomadaire constate que l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Otan « est pratiquement exclue à moyen terme » en raison des conflits territoriaux, et ajoute que la Russie est revenue « sur la scène internationale en qualité de superpuissance », alors que les Européens jouent un rôle de « figurants ».




