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Les sœurs Eloundou, bientôt des stars du tennis mondial ?

Il n’y a pas que le football qui est capable de faire vibrer les quatre coins du Cameroun au cours des mois et des années à venir : le tennis pourrait bien aussi devenir un sport à suivre ! Impossible d’y échapper en ce moment : depuis de longs mois déjà, le pays tout entier a le regard tourné vers la CAN, cette même CAN qui a apporté tant d’émotions lors de la première victoire des Lions Indomptables en 1984.

Après l’échec de l’organisation de la compétition en 2019 et en dépit de nombreuses difficultés qui restent à surmonter, 2021 devrait enfin être l’année qui permettra au Cameroun d’accueillir toutes les meilleures équipes de football du continent et de donner lieu au sacre du nouveau grand champion. Le rendez-vous est d’ores et déjà pris du 9 janvier au 6 février 2021. En attendant la tenue de ce tournoi qui s’annonce déjà comme l’événement de l’année prochaine, il est temps de mettre la lumière sur d’autres talents sportifs qui sont en train de grandir dans le pays. Et c’est notamment le cas des deux sœurs Eloundou, d’ores et déjà connues comme les « Sœurs Williams » du Cameroun.

Le tennis est un sport populaire au Cameroun

Deux jeunes athlètes qui en veulent

Linda Claire et Manuella Peggy Eloundou n’ont pas encore 18 ans, mais elles savent déjà clairement ce qu’elles veulent faire de leur vie. Les deux sœurs jumelles ont commencé à jouer au tennis à l’âge de 8 ans, ce qui signifie qu’elles ont déjà passé près de la moitié de leur vie à jouer avec la petite balle ronde et à la raquette. Écumant les tournois de tennis dans tous les coins et recoins du Cameroun, elles agrandissent chaque mois ou presque leurs collections de trophées, en nourrissant chaque jour un peu plus l’envie de devenir des athlètes professionnelles.

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Championnes du Cameroun en simple comme en double, elles ont désormais envie de viser plus haut, à l’international. Elles rêvent ainsi d’être joueuses de tennis professionnel et, pourquoi pas, de gagner l’un des grands chelems en s’affrontant, si possible, en finale des tournois majeurs de la planète, comme Serena et Venus Williams ont eu l’occasion de le faire à neuf reprises au cours de leur carrière (dont sept matches remportés par Serena, reine incontestée du tennis mondial depuis de longues années déjà). D’ailleurs, les deux sœurs camerounaises sont régulièrement surnommées les sœurs Williams, pour leur plus grand plaisir. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur destin est depuis longtemps lié à celui des sportives américaines puisque le déclic pour commencer à jouer au tennis est venu de leur père, un jour où il regardait un match de Serena à Roland Garros, depuis son écran de télévision.

La balle est dans leur camp !

Quelles chances sur la scène mondiale ?

C’est certain, à l’heure actuelle, les deux jeunes joueuses sont loin d’être prêtes à rivaliser avec les favoris de l’Open d’Australie ou de Roland Garros. Mais, il est important de le noter, même si Linda et Manuella ont encore beaucoup à apprendre, elles disposent d’un mental d’acier et de capacités techniques qui peuvent les mener loin. Chacune a ses forces : l’une a la volée, l’autre le service. Et toutes deux ont une rage de gagner et une envie de montrer de quoi elles sont capables qui peuvent indéniablement booster leur carrière. Laissons donc le temps et le travail faire son œuvre. Et leur évolution au cours des mois à venir sera d’autant plus intéressante à suivre que, on le constate, la jeune génération débarque en force sur la scène mondiale du tennis.

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Ainsi, ces derniers jours, lors de l’Open d’Australie, Coco Gauff, une jeune Américaine âgée de 15 ans à peine, a éliminé la numéro 3 mondiale et tenante du titre Naomi Osaka…juste après avoir battu Venus Williams au premier tour. Et justement, après sa défaite, la championne japonaise a expliqué que ce match perdu contre une très jeune athlète constitue un bon rappel pour montrer que « l’âge de l’adversaire n’est finalement pas important »Si l’âge n’est pas important, alors les sœurs Eloundon ont tout pour être des grandes championnes de tennis dès aujourd’hui.

Reste que le Cameroun, à l’exception de Yannick Noah, Joseph Oyebog ou encore Clifford Nkwain, n’a pas connu un grand nombre de grands champions de tennis ces dernières années. Alors, ces deux sœurs dont le talent n’est plus à prouver changeront-elles la donne en mettant enfin la lumière sur le tennis féminin dans le pays ? Tout reste à faire, mais la balle est dans leur camp !

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