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L'ouverture sur le Cameroun

Le Haut commissariat du Canada courtise les étudiants camerounais

Il a organisé les 15 et 16 janvier le premier salon de l??éducation au Canada 2010.Jean-Carol Pelletier est clair : « Le salon de l??éducation au Canada 2010 tenu à Yaoundé est l??unique moyen d??interactions directes entre tous ceux qui désirent  poursuivre leurs études au canada et les universités et collèges canadiennes ». En levant les rideaux sur cet événement à l??hôtel Hilton de Yaoundé, le nouveau Haut Commissaire du Canada au Cameroun marque d??une pierre blanche l??une de ses premières actions en terre camerounaise. En Afrique centrale, le Cameroun est un

marché qui recèle des opportunités pour les institutions canadiennes, notamment les universités (Montréal, Ottawa, Moncton, l??école polytechnique de Montréal, le collège Lasalle??)Les conditions détaillées d??admission dans chacune des institutions, les filières et cycles offerts, les modalités pratiques ont été au menu de ce salon. Les jeunes ont été très curieux en posant le maximum de questions. « J??aimerais étudier le droit des affaires… Quelle est la procédure à suivre pour une maitrise professionnelle en communication… Je veux être ingénieur en aéronautique… » Les besoins sont divers. Des orientations précises leur sont données avec des dépliants fortement illustrés à l??appui. Certains  ont  rempli la fiche de demande d??admission, matérialisant ainsi leur pré – inscription.Mais, rien n??est encore gagné. Le coût élevé des études ramène beaucoup de jeunes à la réalité. Le constat inquiétant est presque unanime. Tenez ! Par exemple, le montant d??une année à l??université de Moncton -frais de logement et d??alimentation compris – atteint les 8 384 000 FCFA. A l??université de Montréal, il faudra se munir d??environ 10 000 000 FCFA. Des sommes qui dépassent de loin la bourse de plusieurs camerounais. « Il faudra vendre tous les biens de ma famille et nous endetter encore pour me payer ces études ! » s??exclame l??étudiante Annie Kaze. Les opportunités d??embauche posent, quant à elles, moins de soucis. L??université de Montréal garantit un emploi pour les étudiants ayant reçu une formation professionnelle. Mais alors, un emploi pour une durée de trois ans seulement. Après, le concerné devra retourner dans son pays d??origine ou demander la résidence permanente. Un privilège qui n??est certes pas facile à obtenir et qui vous prive par ailleurs du droit de vote. Gertrude GUIMATSIA

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