«Le cinquantenaire du Cameroun sera une grande fête populaire»

Jean Simon Ongola est maire du 7ème arrondissement de la commune de Yaoundé, la capitale du Cameroun. Il est également le président du syndicat de la commune de ladite ville. L??homme est aussi, à Yaoundé, le président de section du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir. A travers cet entretien, il réaffirme au quotidien Fasozine.com, l??intérêt de la commémoration du cinquantenaire qu??abrite Yaoundé.
Fasozine.com: Comment la ville de Yaoundé s??est-elle préparée pour accueillir le Cinquantenaire de l??indépendance du Cameroun?

Jean Simon Ongola: En comparaison à l??aspect que la ville présentait il y a deux ou trois ans, Yaoundé a connu de profonds  changements positifs. La ville a connu une profonde mutation avec la réalisation de bien de projets. Nous nous préparons à célébrer ce cinquantenaire avec l??ampleur que mérite l??évènement. Yaoundé, avec à sa tête les plus hautes autorités de la ville s??est préparée en conséquence pour que la fête soit très populaire, le concept étant focalisé sur l??indépendance.  A Yaoundé, nous avons un délégué du gouvernement qui est comme le maire de tous les maires, s??est impliqué sans relâche, et nous sommes tous au four et au moulin pour la réussite de cette célébration. Quelles seront les articulations principales de cette fête que vous estimez grandiose? En Africains croyants, nous avons commencé cette commémoration de manière très particulière, c??est-à-dire une grande prière ??cuménique. Au Cameroun, on retrouve toutes les grandes confessions religieuses, notamment les catholiques, les musulmans, les protestants, etc. Ensemble, comme un seul homme, des imams, des évêques, des pasteurs, célébrer une grande prière. C??est tout à fait africain et c??est comme pour dire qu??avant toute chose, c??est Dieu qui nous guide. Des manifestations culturelles, sportives et éducatives meubleront le programme de cette commémoration qui va connaître son apothéose le 20 mai où il y aura dans tout le Cameroun des fêtes populaires dignes de notre indépendance. Justement, sentez-vous l??adhésion populaire autour de cette fête? Certainement. Il a fallu peut-être un peu de temps pour que naisse cette adhésion, sans doute à cause d??un déficit de communication, mais je crois, avec ce que j??observe dans la commune, que tout est rentré dans l??ordre. Je me suis rendu compte qu??il y a plus que de l??engouement populaire. Il y a une appropriation totale de l??évènement par les populations. Y-a-t??il des difficultés particulières que vous rencontrez dans l??organisation, et si oui comment faites-vous pour les juguler? Je ne suis pas dans le comité national d??organisation, mais sur le plan local, il y a un certain nombre de paramètres qui ont été mis en valeur. Nous avons attendu par exemple un peu trop longtemps le pagne du cinquantenaire. Et là où il y en a, ce sont des queues interminables que les populations sont contraintes de faire pour l??acquérir. C??est ce genre de détail qu??il faut régler rapidement. Sinon, en dehors de cela, tout semble bien se dérouler. Certes, nous n??avons pas l??habitude d??organiser une manifestation comme le Fespaco (Festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou, ndlr) qui vous a conféré au Burkina une expertise dans l??organisation de grandes manifestations, mais tout se passe bien et tout le monde sera de la fête.
 

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