Société

Le cancer tue 8 mille personnes par an au Cameroun

Les estimations du ministère de la Santé publique font état de 25 mille personnes atteintes du cancer au Cameroun.
Suite au 7ème congrès euro-africain de cancérologie organisé du 04 au 06 mai 2016 à Yaoundé, les autorités sanitaires révèlent que la maladie est résurgente. 14 mille nouveaux cas sont dénombrés par an sur l’étendue du territoire. Chaque année, 14 mille nouveaux cas sont enregistrés sur l’ensemble du territoire et ils sont près de 8 mille malades qui, par an, décèdent à la suite de cette pandémie. 237online.com Les femmes, sont la couche de la population la plus affectée par le cancer. Car, seulement à l’hôpital général de Yaoundé, 66% des cancers suivis les concernent. D’après la fiche profil cancer de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) datant de 2014, 3800 hommes et 4400 femmes sont décédés d’un cancer en 2013. Le même rapport fait savoir que la prostate et le sein sont les organes les plus touchés avec respectivement 1135 et 2625 nouveaux cas annuels. Autant de chiffres qui font penser à une certaine opinion publique : « qu’il il vaut mieux être malade du SIDA que malade du cancer…». Malgré la prévention à travers des campagnes « épisodiques » de sensibilisation et de dépistage, la facilitation de l’accès à la chimiothérapie anticancéreuse à travers la subvention de certains médicaments à Yaoundé et Douala par le comité national de lutte contre le cancer (CNLC) ; la prise en charge appropriée des personnes atteintes du cancer demeure confrontée à une déficience d’infrastructures adéquates et de ressources. Au Cameroun, il n’existe aucun centre anticancéreux. Encore moins de centre de dépistages permanents et de diagnostique précoces du cancer. Pourtant, ces infrastructures sanitaires peuvent permettre de réduire la mortalité (8 000 individus par an) due à cette maladie. Ce taux de mortalité est davantage important du fait que très peu de Camerounais ont accès à la chimiothérapie anticancéreuse.

TRAITEMENT ONÉREUX
Par ailleurs, une enquête menée à Yaoundé en janvierfévrier 2015 par l’Alliance des ligues francophones africaines et méditerranéennes contre le cancer (Aliam) constate que certains antibiotiques entrant dans le traitement des malades sont onéreux. Quand on connaît l’état de pauvreté des malades, très peu d’officines privées s’engagent à commercialiser ces antibiotiques. Quelques-unes en commandent à la demande du client. L’enquête perçoit l’indisponibilité de 80% des antimitotiques inscrits dans la liste nationale des médicaments essentiels (Lnme). La prospection des pharmacies hospitalières et des officines au voisinage des hôpitaux centraux et généraux perçoit qu’aucune ne disposait de la totalité des antimitotiques inscrits sur la LNME. Et les prix variaient fortement d’une pharmacie à l’autre. A titre d’illustration, le prix de vente de l’antimitotique le plus coûteux (Taxotère 80 mg) variait de 226 780 à 500 000F Cfa dans deux hôpitaux publics et coûtait 169 114F Cfa chez un grossiste. Le prix de vente de l’antibiotique le moins cher (5 F-U 250 mg) variait de 500 à 1590 Fcfa dans deux hôpitaux publics, de 1 650 à 4 000 Fcfa dans les officines privées et coûtait 1 185 Fcfa chez un grossiste. Selon l’Oms, il existe plus de 100 différents types de cancer. Les sept types de cancer fréquemment diagnostiqués sont ceux du sein, de la prostate, du poumon, de la vessie, de l’utérus, de la peau et le cancer colorectal (gros intestin). La maladie peut toucher presque n’importe quel organe du corps. De nombreux éléments dont le mode de vie, les facteurs internes (mutations héréditaires, hormones, dérèglement du système humanitaire etc.) et les facteurs environnementaux peuvent influencer, parfois fortement la probabilité de développer la maladie. De ce fait, pour limiter ce taux de mortalité dû au cancer, l’OMS recommande d’éviter les principaux facteurs de risque à savoir : le tabagisme, l’obésité, la consommation insuffisante de légumes et fruits, le manque d’exercice physique, la consommation de l’alcool, les fumées à l’intérieur des habitations dues à l’utilisation de combustibles solides par les ménages, pour ne citer que ces quelques facteurs.

Marie Bissick

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