Le Cameroun attend les investisseurs sur les énergies renouvelables

énergies renouvelables

Le pays d’Afrique centrale demeure à 2% des énergies renouvelables (hormis les grandes centrales hydroélectriques) dans son mix électrique pour un objectif de 25% d’ici 2035.

Le Cameroun a un potentiel non exploité en énergies renouvelables (hormis la grande hydroélectricité qui représente actuellement pour de 60% de l’énergie consommée), dans lequel il souhaite attirer les investisseurs nationaux et étrangers, a affirmé le ministre camerounais de l’Eau et de l’Energie (Minee) au cours d’un forum sur les énergies vertes le 21 février dernier à Yaoundé.

Il y a “de la place pour les investissements dans le secteur des énergies renouvelables”, a-t-il déclaré. Dans son allocution prononcée à cet événement organisé par le haut-commissariat du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, Gaston Eloundou Essomba a rappelé que le Cameroun se fixe un objectif de 25% d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici 2035, contre 2% actuellement.

La capacité installée du pays d’Afrique centrale est actuellement d’environ 1600 MW, par rapport à un objectif de 6 000 MW d’ici 2035, selon les données du Minee. Pour illustrer le potentiel en énergies renouvelables (hors grande hydroélectricité), Gaston Eloundou Essomba a détaillé les attraits par source d’énergie.

Pour la petite hydroélectricité, les pouvoirs publics du pays d’Afrique centrale ont identifié plus de 250 sites pouvant produire entre 05 kilowatts (kW) et 05 mégawatts (MW). Actuellement, il n’existe qu’un seul projet de 1,4 MW exécuté au Cameroun, en partenariat public-privé, par rapport à un objectif de 660 MW à l’horizon 2035. En ce qui cocnerne le solaire, le Minee a indiqué que les zones pouvant accueillir des projets bénéficient d’une irradiation solaire de 4 à 5,8 kWh/m2/jour. Actuellement, des projets sont menés dans le septentrion pour une capacité installée de 25 MW offgrid (hors-réseau). L’objectif du Cameroun est d’avoir 360 MW de centrales solaires d’ici 2035.

En ce qui concerne l’éolien, deux “régions à haut potentiel” peuvent permettre d’exploiter cette énergie, notamment l’Extrême-Nord et l’Ouest à travers ses Hauts-plateaux où la vitesse des vents varie de 2,5 à plus de 5 m/s. L’objectif en éolien est d’avoir une capacité installée de 60 MW d’ici à 2035. Le potentiel existe aussi dans la biomasse, à travers l’exploitation de produits forestiers et de déchets solides. L’ambition du Cameroun est d’avoir une capacité installée de 420 MW à partir de la biomasse d’ici 2035.

F.E /237online.com

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