Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a qualifié de honteuse la décision du la Cour d’appel d’Angleterre et du Pays de Galles d’extrader le fondateur de l’organisation WikiLeaks Julian Assange aux États-Unis.
« La Cour d’appel d’Angleterre et du Pays de Galles a autorisé l’extradition de Julian Assange aux États-Unis. Ce verdict honteux dans le cadre d’une poursuite politique contre ce journaliste et homme publique est une autre manifestation de la vision du monde cannibale du tandem anglo-saxon », a-t-elle écrit vendredi sur sa chaîne Telegram.
« Une façon digne de l’Occident de célébrer la Journée internationale des droits de l’homme », a ajouté la diplomate.
Le 10 décembre, la Cour d’appel d’Angleterre et du Pays de Galles a soutenu appel du Département de la Justice des États-Unis sur l’extradition de M. Assange.
Le fondateur de WikiLeaks, 50 ans, a été détenu dans la prison de Belmarsh depuis l’avril 2019 après que l’ambassade de l’Équateur à Londres lui a refusé l’asile qu’il avait fourni au journaliste pendant sept ans. En janvier, le tribunal de première instance de Westminster a refusé d’extrader M. Assange aux États-Unis où 18 chefs d’accusation sont retenus contre lui, mais ne l’a en même temps pas libéré sous caution pendant que le bureau du procureur américain était en appel.
Aux États-Unis, Julian Assange est, entre autres, accusé de crimes liés à la plus grande affaire de divulgation d’informations classifiées de l’histoire américaine. Sur l’ensemble des charges retenues contre lui, le fondateur de WikiLeaks risque jusqu’à 175 ans de prison.





