Ce matin du 27 mai 2026, une poignée de manifestants s’est installée devant le Groupe Scolaire Bilingue La Gloire Olympique, à Odza petit marché, Yaoundé. Peu nombreux, certains voulaient déjà repartir. Dans la foulée, la direction générale de l’établissement a publié un communiqué officiel pour répondre aux accusations d’agression sexuelle visant un élève de la section prématernelle, connue sous le prénom Joyce Nawal.
Ce que dit le communiqué, point par point
L’école reconnaît l’émotion suscitée. Mais elle conteste toute responsabilité directe.
Selon la direction, l’enfant a quitté l’établissement le 25 mai 2026 à 13h40, récupérée par l’un de ses parents. C’est seulement vers 17h00 que la famille est revenue à l’école pour signaler un problème, soit près de trois heures et demie après le départ de l’enfant. L’école était fermée à ce moment-là. La mère a tout de même trouvé le coordinateur sur place, mais a refusé tout échange, préférant diffuser des messages de menaces sur les réseaux.
Le lendemain, dès 5h00 du matin, des parents ont barricadé l’entrée principale, bloquant temporairement l’accès à l’établissement. L’école dit comprendre la détresse des familles, mais dénonce une méthode qui met en péril la sécurité des autres enfants.
Sur le certificat médical produit par la famille, la direction ne s’exprime pas directement dans ce communiqué. C’est d’autres sources qui ont indiqué qu’il a été jugé non valable, au motif qu’il n’aurait pas été établi par un médecin de l’État en service dans un hôpital public.
Une plainte a été déposée à la brigade de gendarmerie d’Odza. L’enquête est en cours. L’établissement affirme avoir transmis l’intégralité des vidéos de surveillance aux enquêteurs.
Ce qui reste sans réponse
Le communiqué est signé. Il est daté. Il respecte les formes.
Pourtant, aucun élément factuel ne permet d’établir à ce stade, selon les propres termes de la direction, que l’incident s’est produit dans l’école ou pendant le temps scolaire. Ce n’est pas une déclaration d’innocence. C’est une position d’attente, derrière la procédure judiciaire.
La vérité sur ce qui est arrivé à cette petite fille appartient maintenant aux gendarmes d’Odza, pas aux communiqués.
On ne sait pas encore quand les premières conclusions de l’enquête seront disponibles.
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Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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