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Douala : le maire adjoint de Douala 5e rejoint le FSNC d’Issa Tchiroma

Joseph ESPOIR BIYONG

Joseph Espoir Biyong, maire adjoint RDPC de la commune de Douala 5e, a officiellement rejoint le Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) d’Issa Tchiroma Bakary. Une adhésion qui fait du bruit, car l’élu local affirme que son engagement est directement lié à ce qu’il appelle la « victoire volée du 12 octobre 2025 », en référence à l’élection présidentielle contestée.

Un élu qui bascule dans l’opposition radicale

Joseph Espoir Biyong n’est pas un inconnu dans le paysage politique de Douala 5e. En tant que maire adjoint, il exerce une fonction institutionnelle au sein d’une commune de plus de 400 000 habitants, l’une des plus peuplées de la ville de Douala. Son ralliement au FSNC marque donc un tournant notable.

Dans ses premières déclarations en tant que membre du mouvement, il est clair sur ses motivations : défendre la victoire volée du 12 octobre 2025. Il rejoint ainsi la ligne politique portée par Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre et figure de l’opposition, qui conteste les résultats officiels de la dernière élection présidentielle et refuse de reconnaître la légitimité du pouvoir en place.

Le FSNC, depuis sa création, se positionne comme une plateforme de résistance politique. L’arrivée d’un élu communal dans ses rangs lui donne une nouvelle visibilité sur le terrain, notamment à Douala, capitale économique et bastion des contestations politiques au Cameroun.

Un signal fort dans un contexte post-électoral tendu

L’adhésion de Joseph Espoir Biyong intervient dans un climat politique encore marqué par les séquelles du scrutin présidentiel d’octobre 2025. Plusieurs formations de l’opposition n’ont toujours pas digéré les résultats proclamés par Elecam, et des voix continuent de s’élever pour réclamer transparence et justice électorale.

Voir un maire adjoint en exercice rejoindre publiquement un mouvement d’opposition radicale envoie un message fort. Cela montre que la contestation ne vient plus seulement des partis politiques classiques, mais commence à toucher des élus locaux installés dans les institutions.

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