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L'ouverture sur le Cameroun

Jacques Sébastien Mbous :«On doit faire une course professionnelle et moderne»

Le président de la Fédération camerounaise d??athlétisme justifie la réduction du trajet de la course de l??Espoir 2010 et fait le point des préparatifs.A deux semaines de l??événement, où en êtes-vous avec l??organisation ? Nous avons déjà fait en réalité trois missions avancées, missions ministère des sports, fédération. Les préparatifs sont bien avancées, nous avons vu avec les chefs traditionnels qui jouent un rôle très important dans cette manifestation pour essayer d??aplanir les malentendus qu??il y a avait, nous avons rencontré les autorités

administratives au rang desquels se trouve le gouverneur et els autres responsables de la culture, du tourisme et du sport, et même les forces vives de la région, le maire bien sûr. Donc sur ce plan là, tout se passe bien. Nous avons déjà réservé les hôtels pour ce qui est de l??hébergement, les plans de transport ont déjà été arrêtés. Sur le plan technique, la piste même est en train d??être balisée. Donc autant de chose qui font que nous pensons que les choses pourront être fin prêts le grand jour qui est le 20 février. On a l??impression que vous avez enfin consenti à accorder plus de pouvoir à la commission locale (Buea) qui l??a toujours revendiqué ?Ils ont toujours eu ce pouvoir ; disons simplement qu??on va leur donner encore plus de responsabilité, puisque j??ai nommé un chef de projet du Mont Cameroun qui est bien un fils de la région, M. Metombi Mbome Emmanuel qui est président de la ligue régionale d??athlétisme du sud-ouest et deuxième vice président de la fédération camerounaise d??athlétisme. Le comité local aura donc comme d??habitude, mais un peu plus de responsabilité et nous allons travailler la main dans la main.Qu??est-ce qui explique la réduction du trajet de la course au 2e refuge, alors que malgré son irrégularité, vous l??avez maintenu à 4100m en 14 éditions ?Disons que l??organe international d??athlétisme, l??Iaaf, veut que les courses de montagne respectent un certain nombre de règles internationales bien reconnues. Cette exigence a aussi rencontré l??approbation de M. le ministre des sports. Et je dois dire que nous, au niveau de la Fédération camerounaise d??athlétisme, nous avions déjà mené une réflexion par rapport à cela. Nous devons nous arrimer à la modernité. On doit faire une course professionnelle et moderne. A l??Iaaf, les courses de montages ne dépassent pas 2500m d??altitude, alors que là, on était à beaucoup plus. Il y a d??autres avantages même sur le plan de la popularité. La course va d??abord traverser la ville, ou une grande partie de la ville avant d??aller vers le sommet. Sur le plan de la couverture médiatique, il sera plus facile pour la télévision de faire le direct tout le long de la course jusqu??au deuxième refuge, et au retour. La tricherie va aussi être mieux maîtrisée, parc qu??au-delà, souvent on ne sait pas très bien ce qui se passe. Nous pouvons donc avoir une course officielle reconnue sur le plan international, permettant qu les athlètes d??autres pays viennent l??enrichir et lui donner un certain prestige. Cela va être très important et nous pourrons enfin faire à ce que cette course rentre dans le calendrier de l??Iaaf et participe au championnat d??Afrique des courses de montagnes et au championnat du monde des courses de montagnes. Nous avons tout à gagner sur ce plan là. Cela n??enlève en rien l??autre côté festif que nous avons développé ; et que le ministre veut encore appuyer davantage la culture, le tourisme, les animations, les sports connexes. Tout cela va demeurer. J peux donc vous dire que dans ce cadre-là, et pour démontrer ce renforcement, nous avons organisé une foire de promotion pour mieux vendre l??image de Buea, mieux vendre l??image du Cameroun, donner une bonne visibilité à nos sponsors qui nous aident et qui ont besoin d??un bon tremplin pour faire la promotion de leur activité.La réduction du trajet ne dénature-t-elle pas la spécificité d??une course qui certes, n??était pas réglementaire, mais faisait partie de l??identité du Cameroun ? C??est vrai, mais il y a un choix à faire. Nous faisons l??athlétisme. La course telle qu??elle est actuellement, on ne court plus après le deuxième refuge. Vous avez vu qu??on monte avec des bâtons. C??est l??alpinisme ou bien l??escalade. Ce n??est pas une course de montagne. Donc il y a un choix à faire, mais de toutes les façons, il n??y pas le feu dans la maison. Il faudrait que tout le monde sache qu??on ne va faire que ce qui sera arrêté de commun accord avec les populations de Buea, les autorités de Buea, et les forces vives de Buea et puis l??opinion nationale. Parce qu??il ne faut pas oublier que c??est quand même une course au niveau national et international. Donc cette avancée technique vers la modernité, vers la professionnalisation va pouvoir se mettre en place dans le cadre d??un consensus avec tous les participants à cet événement très important.On peut donc dire que vous vouliez faire les yeux doux à l??Iaaf et ainsi avoir moins de difficultés dans l??organisation ? Nous faisons l??athlétisme ; nous avons été élu par la famille de l??athlétisme pour faire de l??athlétisme ; et pour que l??Iaaf qui est, excusez-moi d terme, la Fifa de l??athlétisme, sache quand même qu??au Cameroun, il y a une fédération d??athlétisme qui est forte. Mais tant que la course est comme elle est là, l??Iaaf ne la connaît pas. C??est juste de l??animation qu??on fait. Il y a ce choix à faire. Il y a des choix qui sont douloureux, mais je crois que nous tous, nous pourront voir la pertinence de cette évolution. Mais encore une fois, cela s??est fait dans le cadre d??un consensus.
Lindovi Ndjio , LNE

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