Un haut responsable iranien vient de lancer une déclaration explosive. Mohsen Rezaee, figure des Gardiens de la révolution iranienne, a affirmé publiquement qu’une invasion terrestre américaine de l’Iran serait une opportunité pour Téhéran de capturer « des milliers d’otages » — et d’en tirer un milliard de dollars par personne. Une sortie provocatrice qui intervient dans un contexte de tensions extrêmes entre Washington et Téhéran.
Une déclaration de provocation calculée
Les mots de Mohsen Rezaee ne laissent aucune place à l’ambiguïté. Selon ses propres termes : « Ce serait formidable si les États-Unis lançaient une invasion terrestre de l’Iran, car nous ferions des milliers d’otages et, pour chaque otage, nous recevrions un milliard de dollars. »
Ce type de déclaration, rare par sa brutalité, est pourtant caractéristique du discours de certains cadres des Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) — la force paramilitaire d’élite qui répond directement au Guide suprême Ali Khamenei. Rezaee en est l’une des voix les plus connues à l’international, ayant notamment occupé le poste de secrétaire du Conseil de discernement iranien.
La sortie intervient alors que les négociations sur le programme nucléaire iranien se poursuivent en parallèle de pressions militaires croissantes. Les États-Unis maintiennent une présence navale renforcée dans le Golfe Persique, et plusieurs frappes ont été échangées ces derniers mois entre forces américaines et milices pro-iraniennes au Moyen-Orient.
Une rhétorique qui aggrave la tension internationale
Sur le plan diplomatique, cette déclaration complique sérieusement les efforts de désescalade. Présenter une éventuelle guerre comme une opportunité financière — en mettant un prix sur des soldats ennemis capturés — constitue une violation flagrante des normes du droit international humanitaire.
À Washington, ce genre de propos relance immédiatement les faucons du Congrès qui militent pour une posture plus agressive envers Téhéran. En Iran même, certains analystes voient dans ces déclarations une manœuvre interne destinée à galvaniser la base dure du régime, plutôt qu’un véritable plan militaire.
Mais qu’il s’agisse de rhétorique ou de stratégie réelle, le message est entendu. Et il aggrave une situation déjà fragile, à un moment où toute étincelle peut provoquer un embrasement régional aux conséquences imprévisibles.
La communauté internationale attend une réaction officielle de Washington. Pour l’instant, silence du côté de la Maison-Blanche.
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Journaliste international pour 237online.com, Rodrigue Batag décrypte l'actualité mondiale avec un regard ancré dans les réalités africaines et camerounaises.
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