Institut hôtelier de Douala sous la loupe après le drame de Ndogbong

institut polyvalent Hôtelier

La vidéo d’un agent municipal apposant des scellés sur la façade d’un établissement a circulé sur les réseaux sociaux ce vendredi 08 février, suscitant émotion et questionnements. Il s’agit de l’Institut polyvalent hôtelier théâtre de la terrible explosion qui a coûté la vie à plusieurs élèves la veille au quartier Ndogbong à Douala. Retour sur cette décision lourde de sens de la mairie de Douala, au lendemain du drame.

L’institut privé rattrapé après le drame

Les autorités locales sont passées à l’action au lendemain de la tragédie. Dans une vidéo abondamment partagée sur Internet, on voit un représentant de la Communauté urbaine de Douala apposer des scellés administratifs sur la façade de l’Institut polyvalent hôtelier de Ndogbong.

Une manière de signifier la mise sous tutelle de cet établissement privé de formation, quelques heures après le terrible accident ayant coûté la vie à plusieurs de ses élèves lors d’une explosion de gaz.

Des tarifs prohibitifs pointés du doigt

Si la sécurité défaillante du site semble avoir directement conduit au drame, ce n’est pas le seul reproche adressé à l’Institut hôtelier de Douala. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix fustigent également ses tarifs prohibitifs.

« En plus des prix exorbitants pratiqués, cet institut n’aide pas les apprenants dans la recherche d’emploi comme promis pour justifier des montants très élevés d’admission » s’insurge un internaute sous la vidéo des scellés.

L’institut sommé de s’expliquer

Une accusation récurrente reprise par de nombreux commentaires, dénonçant un établissement davantage mû par le profit que par un réel souci pédagogique.

Quoiqu’il en soit, les critiques essuyées poussent les autorités à demander des comptes à l’Institut polyvalent hôtelier. Suite à l’explosion mortelle et à la mise sous scellés, ses responsables sont ainsi sommés de fournir des justificatifs sur le volet sécuritaire mais aussi sur le plan financier. Une enquête administrative qui fait écho à l’enquête judiciaire ouverte…

L’institut sortira-t-il indemne de ce terrible accident après avoir déjà été épinglé dans le passé pour son manque de considération envers ses étudiants ? La catastrophe pourrait bien signer son glas…

Par Félicien Eboa, 237online.com

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