Insécurité transfrontalière: l’empreinte de Joseph Beti Assomo

Débuté le 26 octobre dans l’Extrême-Nord, le périple du ministre de la Défense s’achève à l’Est.
Le ministre délégué en charge de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, entame ce jour à Bertoua la dernière étape de sa tournée des services. Il sera question, dans la région du Soleil levant, de tenir des réunions de travail avec les forces de défense nationale et multinationales, de visiter quelques structures en charge de la gestion de la situation sécuritaire, mais également de dresser un état des lieux des dispositifs déployés sur le terrain contre les rebelles centrafricains de la Séléka. Plus tôt, dans l’Extrême-Nord et en compagnie du gouverneur Midjiyawa Bakary, où il effectuait ainsi sa première descente dans un septentrion en proie aux exactions de la secte islamique Boko Haram, le Mindef a présidé une importante séance de travail à huit clos en présence du général de corps d’armée René Claude Meka, chef d’état-major des armées ainsi que d’autres hauts gradés. C’était au poste de commandement de la 4è région militaire interarmées (Rmia4) de Maroua – qui combine deux opérations purement camerounaises baptisées «Emergence 4» et «Alpha». Au cours de ces travaux, a confié une source digne de foi, le général de division Jacob Kodji, commandant de la Rmia4 et les chefs d’unité, ont fait le point de la situation sécuritaire dans la région. Ici, le Mindef a tenu à repréciser un certain nombre de choses et à proposer des solutions face aux difficultés rencontrées sur le terrain par les forces de défense, non sans réaffirmer le soutien inconditionnel du chef de l’Etat Paul Biya, chef des armées, chantre de la paix et de la stabilité du Cameroun.
La lutte contre le terrorisme étant l’une des préoccupations de l’heure, Joseph Beti Assomo s’est rendu au poste de commandement de l’«Opération Logone 2015» de Maroua, piloté par la force mixte Cameroun-Tchad mise sur pied pour enrayer la menace jihadiste. Le Mindef a ensuite rencontré le lamido de Maroua, Bakari Bouba ainsi que les chefs traditionnels. A ses interlocuteurs, il a demandé de redoubler de vigilance et de travailler en étroite collaboration avec les forces armées pour enrayer définitivement les méfaits de la secte Boko Haram et préserver la paix.
Le Mindef, qui est par ailleurs arrivé hier soir dans le chef-lieu de la région de l’Est, a fait une escale mardi à Kousseri, dans le département du Logone-et-Chari et à Mora, dans le Mayo-Sava, des lieux où les exactions de la secte islamique sont devenues régulières et persistantes. Lors de sa visite aux 41e et 42e bataillons d’infanterie motorisée de Kousseri et de Mora, et à la brigade d’infanterie motorisée (Brim), il a tenu à galvaniser les troupes auxquelles il a transmis le message d’encouragement et de reconnaissance du chef de l’Etat.
Avant de boucler son séjour de travail dans l’Extrême-Nord, le ci-devant gouverneur du Littoral a tenu une réunion de sécurité et de prise de contact au cercle municipal de Maroua à laquelle ont pris part les forces vives, les élites et les chefs traditionnels. Il a aussi visité l’hôpital militaire de la région et touché du doigt les difficultés du corps médical dans l’exercice quotidien, marquées notamment par le manque de logistique. Le périple septentrional de Joseph Beti Assomo s’est achevé par la visite du chantier du Génie militaire sur l’axe Kakataré-Alpha. A l’Est, il effectuera une séance de travail avec la première région militaire inter armée (Remia I), un dispositif sécuritaire mis sur pied contre les incursions des bandes rebelles en provenance de la République centrafricaine (Rca).
En rappel, le soulèvement de la population de Maga, jeudi 22 octobre contre les forces de défense et de sécurité, a été l’un des sujets ayant anticipé la descente sur les lieux de Joseph Beti Assomo. Ce jour-là en effet, des jeunes avaient incendié une base du Bataillon d’intervention rapide (Bir) en représailles aux bavures dont ils s’estiment victimes de la part de certains soldats déployés dans la localité pour lutter contre Boko Haram.

Edouard Ngameni

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