Hadj 2026 : 342 pèlerins camerounais entament leur retour depuis Makkah

Hadj 2026 Cameroun – pèlerins retour Makkah Garoua juin 2026

Les premiers pèlerins camerounais du Hadj 2026 ont quitté Makkah ce matin en direction de Djeddah, avant d’embarquer pour Garoua. Au total, 342 fidèles composent ce premier contingent de retour, supervisé sur place par S.E. Iya Tidjani, ambassadeur du Cameroun en Arabie Saoudite et chef de la délégation camerounaise. Plusieurs semaines après leur départ, le chemin du retour s’amorce. Mais l’heure du bilan, lui, est moins serein.

342 pèlerins sur le chemin du retour, l’ambassadeur aux commandes

Le départ s’est déroulé tôt ce matin. Le premier contingent a pris la route de Djeddah depuis la ville sainte, sous la supervision de l’ambassadeur Iya Tidjani, qui assure le suivi logistique du retour des fidèles vers le territoire camerounais. La destination finale : Garoua, ville du nord du pays qui accueille traditionnellement une large part des pèlerins camerounais.

Ces 342 pèlerins ne représentent qu’une fraction du contingent total envoyé cette année par la Commission du Hadj du Cameroun. Les autres groupes suivront dans les prochains jours, selon un calendrier établi par les autorités.

Pourtant, ce retour en douceur contraste avec les remontées du terrain. Des pèlerins ont fait part de plusieurs manquements importants dans l’organisation de cette édition 2026.

Des conditions jugées indignes, un calendrier de retour contesté

Les griefs sont précis. Sur l’hébergement d’abord : selon des témoignages recueillis, jusqu’à 7 personnes se retrouvaient dans une même chambre, dans des conditions jugées incompatibles avec la dignité attendue pour un tel pèlerinage. La restauration, elle, est décrite comme inadaptée, particulièrement pour les pèlerins âgés dont les besoins alimentaires spécifiques n’auraient pas été pris en compte.

L’autre point qui fâche concerne le calendrier de retour.

Les fidèles arrivés en premier à Makkah sont ceux qui rentrent en dernier. Ce principe inversé, contraire à la logique du « premier arrivé, premier servi », crée un sentiment d’injustice palpable. Pour les fonctionnaires et travailleurs dont le congé administratif est limité dans le temps, les conséquences sont concrètes : retards professionnels, situations personnelles compliquées, et aucune réponse officielle à ce stade sur la manière dont ces cas seront traités.

On ne sait pas encore si la Commission du Hadj du Cameroun compte répondre publiquement à ces critiques ou engager des ajustements pour la prochaine édition. Rien ne confirme non plus qu’une concertation avec les pèlerins concernés est prévue avant la clôture officielle de l’opération.

C’est un signal que les autorités ne peuvent pas ignorer. Le Hadj engage la responsabilité de l’État autant que la foi des fidèles. Organiser ce déplacement de masse chaque année sans améliorer les conditions d’accueil, c’est prendre le risque de transformer un moment spirituel fort en source de frustration durable.

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✍️ À propos de l'auteur
Alain-Claude Ndom
Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

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