Politique

Guerre fratricide: Jean de Dieu Momo et Shanda Tomne se battent pour Biya

Après le président du Front populaire pour la réconciliation et la relance (Fpr) dimanche dernier dans l’émission l’Arène, c’étaitau tour de du ministre délégué à la Justice, hier dimanche 14 juin.

Toute chose qui suscite des interrogations sur cette enthousiasme des enfants de la chaîne montagneuse de l’Ouest à l’émission-couperet la plus explosive et torride de la chaîne de télévision « Canal 2′ ». Virile. C’est ainsi que pourrait être qualifiée la bataille des clans qui se joue actuellement pour le contrôle de la CamerooEst-ce que ce serait toujours le vent du remaniement ministériel annonce qui serait la cause? Jean de Dieu Momo et Jean Claude Shanda Tomne, deux fils des départements de la Menoua et des Hauts plateaux, respectivement dans la région de l’Ouest du Cameroun courtisent et font « l’atalakou » à Paul Biya.

Rappel-mémoire. C’est à une édition de l’émission l’Arène de Canal 2 que, Jean de Dieu Momo avait conquis un poste d’entrée au gouvernement, par le biais d’une bataille rude, robuste, âpre, dans un « aplaventrisme’ » indicible. Malgré sa déchéance aux frontières outrancières de la disgrâce et de la débâcle lors de la double élection législative et municipales de février 2020, Jean de Dieu Momo a vu Rodrigue Tongue voler à son secours. Dans une autre émission de l’arène, l’enfant terrible de la Menoua a sorti la tête de l’eau et du lot.

Courtisan et affidé de Paul Biya qu’il est devenu, Momo a renouvelé son allégeance, ses flatteries et son devoir d’obéissance au roi, devenu à la fois Empereur et Pharaon. Mais voilà que depuis quelques jours, s’élève des chaînes montagneuses de l’ouest, dans les Hauts plateaux précisément, un adversaire coriace. Un espiègle prétendant sérieux qui frappe aux portes d’entrée à la courtisanerie et qui bénéficie de l’appui de Paul Atanga Nji; le spécialiste de la « frappe ».

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Comme rappelle l’épopée métaphorique du « laboureur et ses enfants », voici que Jean de Dieu Momo sentant sa mort prochaine, voyant les dégâts d’une adversité calculée du duo Shanda Tomne-Atanga Nji, vient de faire appel à son éternel sauveur: Rodrigue Tongue.À la fois réalisateur et metteur en scène, le roi de ce type de scénario choisit de ne pas faire casser le thermomètre malgré la montée vertigineuse de la température due à la fièvre de dimanche dernier.Rodrigue Tongue a fait descendre à nouveau le président du Paddec dans l’Arène hier nuit à Canal 2.

S’en- fout-la mort

Pour montrer que lui est plus qu’un buffle, mais un taureau qui fonce et défonce tout sur son passage, Jean de Dieu Momo assurance tout risque,a misé gros. À la différence de Shanda Tomne qui s’est presque dérobé au duel, face à Justin Noah, un « Démon » du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), le ministre délégué à la Justice a accepté aller au choc; dans les mêmes conditions du duel contre un autre « démon » du Mrc, plus redoutable encore. Presque considérée comme la « peste » pour son caractère grincheux, terrifiant, un tantinet animal sur les plateaux de télévision, l’avocate au barreau du Cameroun, Me Michelle Ndoki est un adversaire teigneux.

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Elle est increvable, inoxydable, incassable, intrépide, à la limite intriguant. Shanda Tomne avait en volte-face, un dualiste du grand bassin « Fan-Beti ». Pour éviter toute collision de proximité «souchique », ni même un carambolage ou un dérapage contrôlé sur l’axe lourd avec un dualiste du Grand Ouest, Jean de Dieu Momo a accepté une confrontation aux couteaux, une espèce de corps-à- corps avec un autre avocat des peuplements « Sawa ».
Le ministre sait être fourbe, mauvais joueur, maître dans l’art de la jonglerie et l’enfumage lorsqu’il a la tête entre les cordes d’un ring. On a souvenance qu’il avait été déloyal, au point de verser dans les bruitages, empêchant Me Claude Assira de parler.

Les deux avocats s’étaient confrontés une fois à l’émission « Scène de presse » à la Crtv-Tv. Le patron du Paddec n’est pas un enfant de cœur. Il savait qu’en descendant dans l’Arène, il jouait gros. Et peut-être le prix de sa survie au gouvernement face aux grandes enjambées d’un trouble-fête qui a les yeux gourmands sur son fauteuil ministériel. Jean de Dieu Momo n’a pas hésité à chevaucher avec les armes conventionnelles et non conventionnelles.

Ahmed MBALA

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