Réunies autour de la Centrale syndicale du secteur public (Csp), des organisations syndicales réitèrent leur appel à la grève du 14 au 17 février 2012. « Le gouvernement continue de s??illustrer à coup de promesses dans le dilatoire et la mauvaise foi », peut-on lire dans le communiqué rédigé à l??issue d??une réunion avec la Centrale syndicale du secteur public (Csp) le vendredi 10 février dernier. Cette rencontre avait pour objectif de « statuer sur le protocole d??accord du 6 février 2012 entre les responsables syndicaux de l??éducation et les membres du gouvernement ». Alors qu??au sortir de cette réunion avec le gouvernement, certains responsables syndicaux annonçaient la suspension du mot d??ordre de grève, les syndicats que sont le Snuipen, la Fecase et le Snaes représentés respectivement par Joseph Ze, secrétaire général ; Thobie Ondoa Mbassi, secrétaire exécutif fédéral et Maurice Angelo Phouet Foe, secrétaire général, réunis autour de la Csp s??en
désolidarisent. Pour eux, il n??a jamais été question de la suspension du mot d??ordre de grève. Même si, révèle Phouet Foe, « déjà dans la salle des négociations, le gouvernement nous a présenté un document qu??il fallait signer et où il était dit que les syndicats ont décidé de suspendre le mot d??ordre de grève. Nous avons beaucoup combattu pour que cette formulation soit changée ». Fort heureusement, poursuit-il, une autre formulation qui précise que les responsables des syndicats doivent retourner à leur base pour la consulter a été adoptée. « Quand nous leur rendons compte si nos membres pensent qu??il y a eu des avancées, ils prennent la décision et nous ne faisons que signer. Or là, il n??y a manifestement pas eu d??avancées et nos bases l??ont constaté?? pour nous le mot d??ordre de grève est maintenu ». D??après Phouet Foe, au terme de 10 heures et 30 minutes de débat avec le gouvernement, celui-ci n??a donné satisfaction à aucune de leurs revendications, mais « il a continué de rester vague. Donc, nous sommes restés dans la spirale des promesses et nous avons considéré cela comme un dilatoire, une man??uvre de plus pour nous amener tout simplement à suspendre le mot d??ordre de grève. Nous n??avons pas accepté cela, c??est la raison pour laquelle, nous avons proposé au gouvernement de rentrer à nos bases pour faire le compte-rendu. Aux bases de décider ce qu??il en est ». Sur les engagements du gouvernement notamment en ce qui concerne la prime de documentation et de recherche, affirment ces syndicats, le gouvernement est resté vague tant sur le montant que sur l??effectivité de paiement de ladite prime. Par rapport au montant de 50 000 Fcfa réclamé, « nous n??en saurons davantage qu??au terme des travaux du comité ad hoc mis en place. Quant à l??effectivité du paiement des montants provisoires de 15 000 Fcfa et 10 000 Fcfa décidé d??autorité, les délais proposés par le gouvernement, « à brève échéance », ne correspondent à aucune date précise du calendrier de l??année civile », dénoncent-ils. Pour ce qui est de l??échelonnement indiciaire des personnels des corps de l??Education, son avant-projet ne serait lui aussi connu qu??au terme des travaux du comité. Toutefois, ces syndicats rappellent que : « les rencontres de juin et d??août 2009 ayant regroupées le gouvernement et tous les syndicats de l??éducation sur la même préoccupation avaient abouti à la rédaction d??un avant-projet de décret transmis au premier ministre qui avait alors instruit ces rencontres ».




