Le Grand Prix International du Cameroun des Courses Hippiques 2026 a fermé ses portes sur une domination totale des écuries locales. Plus de 100 chevaux engagés, cinq pays d’Afrique Centrale représentés, trois heures d’épreuves disputées. Et au bout du compte, sept médailles d’or pour le Cameroun. Une édition que les organisateurs qualifient déjà de record, présidée par le ministre des Sports, le Professeur Narcisse Mouelle Kombi.
Sept médailles d’or et une concurrence balayée
Les écuries camerounaises n’ont laissé aucun espace à leurs adversaires. Sur les quatre distances au programme, 1 200, 1 400, 1 600 et 2 000 mètres, les jockeys locaux ont imposé leur rythme du début à la fin. Les grandes maisons de l’hippisme camerounais ont fait le travail : les écuries Bello Bah, Lamidat de Garoua, Souleymanou Pantami et Alhadji Hammadou OGA ont chacune contribué à cette moisson collective de sept titres.
C’est du lourd.
Pour le Professeur Narcisse Mouelle Kombi, présent sur place pour présider la compétition, ce résultat « démontre la vitalité constante du turf camerounais », selon ses propres mots rapportés en marge de la cérémonie. Le membre du gouvernement a salué l’organisation de l’événement, citant la rigueur logistique et la sécurité comme deux points forts de cette édition. Une dizaine d’écuries étrangères avaient fait le déplacement depuis les pays voisins d’Afrique Centrale, sans parvenir à inverser le rapport de forces.
On ne sait pas encore combien d’éditions précédentes avaient réuni autant de nations participantes, mais le cap des cinq pays semble être une première pour ce format.
Ce que ce palmarès dit du sport équestre camerounais
Le turf camerounais a une histoire. Garoua, dans le Nord, en est depuis longtemps la capitale officieuse, avec ses grandes familles d’éleveurs, ses pistes et une culture de la compétition hippique qui remonte à plusieurs décennies. Les écuries récompensées ce week-end sont toutes issues de cette tradition nordiste, ancrée dans le tissu social et économique de la région.
Pourtant, organiser un Grand Prix international qui attire cinq pays et une centaine de chevaux d’élite, ce n’est pas qu’une question de passion. C’est aussi une infrastructure, un calendrier, des partenaires. Le fait que l’événement soit présidé par un ministre de plein exercice envoie un signal sur l’attention que l’État entend porter à cette discipline, souvent restée en marge des grands investissements sportifs nationaux.
Le Cameroun se positionne comme référence sous-régionale dans ce secteur. Ambitieux sur le papier, le pari semble en bonne voie d’être tenu sur le terrain.
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Journaliste sportif pour 237online.com, Jean-Claude Mbida couvre l'actualité du sport camerounais et africain.
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