Le rappeur Gims, l’une des figures les plus populaires de la musique francophone, a été placé en garde à vue mercredi 25 juin à son arrivée à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Il est soupçonné de blanchiment d’argent en bande organisée. L’information a été confirmée par le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), après une révélation initiale du média spécialisé Africa Intelligence.
Ce qu’on sait de l’arrestation
C’est à la sortie de son avion, à Roissy-Charles-de-Gaulle, que Gandhi Djuna — vrai nom de l’artiste — a été interpellé par le Service national des douanes judiciaires. Il a immédiatement été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour blanchiment d’argent en bande organisée.
Gims a 39 ans. Né en République démocratique du Congo, il s’est imposé comme l’un des artistes les plus écoutés de la scène rap et afropop française. Ses titres cumulent des milliards de streams sur les plateformes numériques. Cette notoriété rend l’affaire particulièrement retentissante, bien au-delà des frontières françaises.
Son avocat, Me David-Olivier Kaminski, contacté par l’AFP, n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat. Aucune mise en examen n’a été annoncée à ce stade.
Une affaire qui dépasse le simple fait divers
Le blanchiment d’argent en bande organisée est une infraction grave en droit français. Elle suppose, pour être retenue, l’existence d’un réseau structuré ayant permis de dissimuler l’origine de fonds illicites. Le Pnaco, qui traite les dossiers les plus sensibles liés au crime organisé, ne s’en saisit pas à la légère.
Pour les fans africains de Gims — nombreux au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou en RDC — la nouvelle fait l’effet d’une douche froide. L’artiste jouit d’une popularité massive sur le continent, où ses collaborations avec des artistes locaux ont renforcé son image au fil des années.
À ce jour, les détails sur la nature exacte des faits reprochés, les montants en cause ou les autres personnes éventuellement impliquées n’ont pas été rendus publics par les autorités.
La garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures dans ce type de dossier. La suite de la procédure dira si Gims sera mis en examen ou remis en liberté. Une chose est certaine : cette affaire va continuer à faire parler.





