Coup de tonnerre dans le football africain. Après la décision scandaleuse du jury disciplinaire de la CAF de déclarer le Sénégal forfait et d’attribuer la CAN 2025 au Maroc, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a riposté dans la nuit du 17 mars 2026. Dans une lettre officielle adressée au Secrétaire Général de la CAF, la FSF exige la suspension immédiate de la décision et annonce une saisine du TAS sous 48 heures. La CAF peut-elle encore faire machine arrière ?
La FSF ne lâche pas. Dans sa mise en demeure envoyée au Caire dans la nuit, la fédération sénégalaise dénonce une décision « infondée en droit, arbitraire et manifestement disproportionnée ». Trois arguments juridiques solides sont avancés.
Trois arguments béton contre la CAF
Premier argument : la souveraineté de l’arbitre. Selon la FSF, la CAF viole la Field of Play Doctrine du TAS. L’arbitre avait choisi une suspension temporaire du jeu — pas un arrêt définitif. Le match a repris. Le penalty a été tiré. Les prolongations ont eu lieu. Requalifier cela en « forfait » trois mois après, c’est aller contre la jurisprudence constante du tribunal sportif international.
Deuxième argument : l’article 84 mal appliqué. La FSF rappelle qu’un « abandon » suppose une rupture définitive de la compétition. Or les joueurs sénégalais sont revenus sur la pelouse. Le résultat a été homologué. Le trophée a été remis officiellement. Remettre ça en cause compromet « gravement la sécurité juridique de la compétition ».
Troisième argument : sanction disproportionnée. Retirer un titre continental pour 15 minutes d’arrêt de jeu est qualifié par la FSF de sanction ultra-vires, en référence directe à la jurisprudence TAS 2013/A/3139.
La FSF exige une réponse de la CAF sous 24 heures, faute de quoi elle engage une procédure d’urgence devant le TAS avec demande de mesures provisionnelles.





