Francophonie : les jeunes doivent s’informer auprès des structures de l’OIF pour bénéficier des opportunités offertes

Ong Trois Lys Nsimalen

Dans le cadre des activités marquant la semaine de la Francophonie, l’Ong Trois Lys Nsimalen – Maison de la Franconie de Yaoundé, a organisée une conférence ce 19 mars, avec pour thème, « La Francophonie : quelle opportunité pour la jeunesse ». Il ressort que plusieurs jeunes ne sont pas suffisamment informés des différentes offres que propose ce Réseau.

Partant du constat selon lequel plusieurs jeunes de nos jours ignorent encore le sujet de la Francophonie, il ressort que beaucoup d’entre eux ignorent les richesses qui découlent de ce vaste réseau. C’est ce qui justifie la thématique abordée lors de la conférence de ce 19 mars, « La francophonie : quelle opportunité pour la jeunesse ». Le but de cette conférence était de sensibiliser les jeunes sur les opportunités qu’offre la Francophonie notamment en mettant en relief, les opportunités académiques et scientifiques pour ceux-là qui envisagent des études.

Investir sur la jeunesse

Le premier panel consistait à faire connaitre à ces jeunes où se situent ces opportunités là pour les étudiants ou les jeunes élèves qui envisagent poursuivre des études ou faire des affaires dans l’espace francophone. « Il faut investir sur la jeunesse francophone pour lui donner les moyens, les outils d’affronter les enjeux à venir. Mais ne pas subir ces enjeux mais plutôt les investir et c’est pour cette raison qu’il n y a pas un secteur de la jeunesse que nous devrions négliger tout au contraire, nous devrions encourager, émettre des talents ; la francophonie dans cette ambition encourage également l’expression des talents. C’est une invite à chacun de vous (jeunes ndlr), de sortir de la francodoxie, etc.», a affirmé le Dr Ousmanou Nwatchock, enseignant à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric). En effet, pour cet enseignant, Il faut engager les jeunes à vivre le concret de la francophonie dont la stratégie consiste à investir dans les associations, lesquels sont des lieux de mobilisation de la jeunesse. Ces associations a-t-il expliqué, ne vont pas travailler en autarcie, mais vont être en interaction avec les autres associations d’abord aux niveaux nationaux, mais aussi avec les Etats qui les hébergent et à l’international sous forme de Réseaux.

Concernant l’apport de la Francophonie dans la société africaine, Christophe Traisnel, Président du Réseau international des Chaires Senghor pense qu’ « On ne pourra reconstruire la Francophonie qu’à la condition d’être passé par la reconnaissance » car a-t-il expliqué, dans le passé on a construit une francophonie du discours, une francophonie de l’institution. « Avant de se poser la question de savoir ce que la francophonie nous a apporté il y a quelque chose à déconstruire. Il y a énormément de débats politiques autour de la Francophonie, elle est très critiquée, questionnée ; d’un point de vue scientifique ça nous permet de faire le tri sur les éléments qu’il faut mobiliser pour mieux comprendre cette Francophonie, en d’autres termes, la culture essentiellement, l’histoire, le passé », a-t-il indiqué.

Rechercher l’information et les financements

Dans le deuxième panel, il a été question de mettre en relief à travers le profil des intervenants, les opportunités sociales ou économiques qu’offre la Francophonie à travers les OSC (Organisations de la Société Civile) et sur le plan économique également mettre ça en relief. Aussi, permettre aux jeunes de comprendre que la Francophonie s’occupe par exemple des femmes, il y a des politiques précises qui sont mises sur pied par rapport à leur engagement, leur encadrement sur la vie par exemple. Chaque intervenant a partagé son expérience avec la Francophonie ce qui a permis aux jeunes de pouvoir s’inspirer, de voir des exemples vivant de ce que la Francophonie pouvait offrir en dehors des livres et des connaissances techniques.

Pour Alicia Djengue Nguete, Chef de service de la Coopération économique à la Direction des Relations avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) au ministère des Relations extérieures (Minrex), les jeunes ne doivent pas se limiter à la consultation des sites web car ils sont parfois obsolètes ou ne sont pas actualisés. Toutefois, elle demande aux jeunes d’aller vers les personnes ressources pour avoir accès à l’information, à consulter régulièrement les sites de l’OIF. Le Dr John Madi Madi, Chef service de la coopération sociale au service de la solidarité à la Direction de Francophonie au Minrex, a quant à lui soutenu que « l’action à mener par la jeunesse est de se constituer en groupe ne pas se contenter de sa structure à elle », il a par ailleurs proposé une synergie d’action de la jeunesse.

Dans le même sens, Diane Ndeuna, Presidente d’Eden Africa, une organisation internationale non gouvernementale de la société civile accréditée à l’OIF a expliqué que « La notion d’opportunité c’est de reconnaitre les « premières fois » (…) Si ton smartphone ne t’aide pas à gagner de l’argent, c’est que toi-même tu n’es pas smart dans ta tête ». Aussi a-t-elle invité les jeunes à aller à la recherche de l’information pour être à jour des différentes offres et surtout de savoir postuler.

Francine Atangana pour 237online.com

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