La crise du football camerounais atteint un nouveau sommet avec la publication d’un communiqué explosif signé par Justin Tagouh concernant le retrait de Bamboutos FC de Mbouda du championnat MTN Élite One. Dans ce document daté du 28 avril 2025, le dirigeant révèle que le club n’aurait jamais perçu les 270 millions FCFA de subventions qui lui étaient dus, soulevant de graves accusations à l’encontre de la FECAFOOT et son président.
Crise football : les dessous du bras de fer Bamboutos FC-FECAFOOT
Le différend entre Bamboutos FC et les instances dirigeantes du football camerounais prend une tournure judiciaire après ces révélations fracassantes. Justin Tagouh, dans son communiqué, n’y va pas par quatre chemins.
« Bamboutos FC de Mbouda n’a jamais perçu les 270 millions FCFA de subventions de l’État et de MTN qui lui étaient dus. Pourtant, ces fonds ont bel et bien été décaissés », affirme-t-il avec fermeté.
Cette somme considérable, censée soutenir le club de l’Ouest dans sa participation au championnat, aurait selon lui fait l’objet d’un détournement caractérisé. Des accusations qui interviennent alors que le championnat national traverse une période tumultueuse marquée par des controverses arbitrales.
Le communiqué fait également état d’une réunion de crise convoquée à Yaoundé par le Ministre Nganou Djoumessi, visant à mobiliser les élites autour d’un budget de 60 millions FCFA pour venir en aide à l’équipe du Bamboutos.
Face à cette situation, Justin Tagouh adresse un message sans équivoque aux supporters : « Nous appelons nos sympathisants à éviter, autant que possible, de fréquenter les stades afin de ne pas alimenter un système corrompu où les recettes sont systématiquement confisquées. »
Le dirigeant va plus loin en s’attaquant directement au président de la FECAFOOT : « Aujourd’hui, il est clair pour moi que M. Samuel Eto’o appartient au passé. Je peux affirmer avec force qu’il ne restera pas à la tête de la FECAFOOT. »
Cette nouvelle passe d’armes s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes au sein du football camerounais, où les accusations de matchs truqués et de décisions arbitrales controversées se multiplient, au point que Justin Tagouh qualifie désormais la compétition de « championnat des pénalités et de la corruption ».
Le communiqué laisse toutefois la porte ouverte à un possible retour de Bamboutos FC en compétition, sous réserve que cette décision soit prise collectivement par les élites de l’Ouest, conformément au statut communautaire du club.
Cette affaire pourrait-elle constituer le point de bascule tant attendu dans la gouvernance du football camerounais? La justice s’en mêlera-t-elle?




