Flambée des prix du carburant : le gouvernement pris à partie pour son « inertie »

Jean Robert Wafo

Alors que les prix à la pompe viennent d’exploser au Cameroun, l’exécutif se voit reprocher son manque de réactivité et d’anticipation, en ne prenant aucune mesure d’accompagnement concrète pour amortir le choc pétrolier. Analyse sans concessions.

C’est un réquisitoire cinglant contre la gestion gouvernementale de la récente flambée des prix des carburants. Dans une tribune au vitriol largement partagée sur les réseaux sociaux ces derniers jours, Jean Robert Wafo, cadre du parti FCC, s’insurge contre l' »inertie » des autorités camerounaises.

Un manque d’anticipation pointé du doigt

Selon l’analyste politique, le gouvernement ne peut plaider l’excuse de l’impréparation. L’imminence de la hausse des tarifs à la pompe était connue « depuis plus d’un mois », rappelle-t-il. Soit largement le temps de préparer les indispensables mesures d’accompagnement destinées à en amortir les effets délétères.

Sauf que près d’une semaine après l’entrée en vigueur des nouveaux prix du carburant, « rien de concret n’est fait », fustige le tribun. Pas même l’amorce d’un dialogue avec les acteurs économiques, en premier lieu les transporteurs, pour atténuer le choc pétrolier.

L’inaction du gouvernement dénoncée

Preuve de cette réaction poussive jugée indigne : les très attendues concertations avec les syndicats de transporteurs pour fixer de nouveaux tarifs kilométriques se font toujours attendre. Un immobilisme incompréhensible et préjudiciable face à l’urgence, s’alarme l’analyste politique.

Car en ne prenant aucune initiative proactive pour amortir l’impact de la flambée des cours, l’exécutif laisse le spectre d’une catastrophe sociale et économique se profiler. Montée de la pauvreté, asphyxie des entreprises, explosion du coût de la vie… le risque d’un chaos généralisé n’a jamais paru aussi menaçant, met-il en garde.

Un manque de prévoyance pointé du doigt

Au final, l’auteur de la tribune dresse le constat d’une grave carence de prévoyance de la part des autorités. Le manque d’anticipation et l’incurie dans la gestion de cette crise sont également pointés du doigt dans un implacable réquisitoire.

Comme remèdes pour sortir de l’ornière, Jean Robert Wafo suggère la mise en place en urgence de mesures d’aide aux populations et aux secteurs économiques les plus vulnérables. Avant qu’il ne soit trop tard et que la situation du pays ne s’embrase pour de bon…

Auteur : Arnaud Ngoulo pour 237online.com

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