Essence à 840 FCFA au Cameroun : le ras-le-bol des consommateurs asphyxiés

Penurie de carburant

Coup de grâce pour le budget des ménages camerounais. Malgré une vive contestation, le gouvernement vient d’annoncer une hausse de 15% du prix de l’essence à la pompe, à 840 FCFA le litre en moyenne et le gazoil à 828 FCFA. Cette décision unilatérale passe très mal auprès des consommateurs excédés par des années de matraquage fiscal.

Le ras-le-bol des automobilistes camerounais

C’est un sentiment de ras-le-bol qui domine ce week-end chez de nombreux Camerounais. La cause de leur exaspération ? L’entêtement du gouvernement à augmenter une nouvelle fois le prix des carburants à la pompe, de 15% en moyenne à partir de ce lundi 6 février 2023.

Ainsi, le litre de super atteindra les 840 FCFA dans de nombreuses stations-service du pays. Une flambée drastique vécue comme une provocation par des consommateurs dont le pouvoir d’achat ne cesse de fondre depuis des années face à l’inflation et la fiscalité étouffante sur les carburants.

Une facture toujours plus salée

Résultat, les ménages les plus précaires risquent une nouvelle fois d’être asphyxiés par l’addition de cette énième ponction. Dans un contexte déjà marqué par la flambée du coût des produits alimentaires de base et du loyer, difficile pour nombre de foyers camerounais de joindre les deux bouts.

Et si les tarifs du gaz et du pétrole lampant ont été épargnés pour préserver le pouvoir d’achat des plus pauvres, cela ne devrait pas empêcher une prochaine envolée des prix des transports et de certains biens de consommation. Bref, c’est l’ensemble de la société camerounaise qui risque de payer la note de ce nouveau coup de pression fiscal.

Une mesure impopulaire à haut risque social

Conséquence, le climat social s’alourdit de manière très sensible à l’approche de l’élection présidentielle de 2025. Sur les réseaux sociaux, les appels à la mobilisation fleurissent pour dénoncer l’injustice de cette énième ponction. Et même dans les rangs de la majorité, certains voix s’élèvent pour dénoncer le manque d’empathie du gouvernement face à un peuple asphyxié.

La balle est plus que jamais dans le camp des autorités pour calmer les tensions par des mesures d’accompagnement rapides et efficaces. Sous peine de réveiller le spectre des émeutes de la faim de 2008 qui avaient paralysé le Cameroun pendant des semaines…

Par Fabrice Nkoa pour 237online.com

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