Afrique

Élections à la Caf: Quelles chances pour Ahmad Ahmad de rempiler ?

Le président sortant de la Confédération africaine de football a annoncé qu’il serait candidat le 12 mars 2021 à un deuxième mandat à la présidence de cette instance où il avait été élu en mars 2017 face au camerounais Issa Hayatou.

Mai 2017, soit deux mois après la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (Can) au Gabon, coup d’éclat : l’omnipotent patron de la Caf, Issa Hayatou, doit quitter ses fonctions après 29 années d’exercice. À l’issue de l’élection présidentielle, le baobab du sport roi continental qui a assuré l’intérim de la Fédération internationale de football association (Fifa), s’incline face au Malgache Ahmad Ahmad. Ce dernier que certains qualifient de « bleu » parce que n’ayant aucune expérience dans la gestion d’un organe de la taille de la Caf, d’entrée de jeu, annonce son intention d’organiser une grande réflexion autour des compétitions. L’été suivant, le passage de 16 à 24 équipes en Coupe d’Afrique des nations est adopté.

Une pilule quoique difficile à avaler. Les matches auront par ailleurs désormais lieu en juin/juillet plutôt qu’en janvier/février. Les pays hôtes déjà désignés sous Issa Hayatou, le Cameroun (2019), la Côte d’Ivoire (2021) et la Guinée (2023), se retrouvent contraints de relever un sacré défi : organiser un tournoi nettement élargi, avec un cahier des charges grandement alourdi. Fin 2018, le Cameroun, déjà en retard pour une Can à 16 équipes, se voit dessaisi de l’édition 2019, confiée peu après à l’Égypte. Entre temps, la Caf se lance en parallèle dans un difficile exercice de réattribution : les Camerounais se consoleront avec la Can 2021 promise aux Ivoiriens, tandis que ces derniers se voient proposer la Can 2023. Et les Guinéens ? Les voilà tournés vers 2025. Fin de l’affaire ? Pas vraiment ! C’est sans compter l’invité surprise : Covid-19 qui vient non seulement bouleverser les prévisions calendaires de la Caf mais aussi « infecter » la dernière année de mandat du Malgache qui comptait s’en servir pour corriger sa copie et une image du Comité exécutif déjà suffisamment écornée.

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Adhésion massive

Le 28 octobre 2020, l’actuel homme fort de la maison mère du foot africain décide de mettre fin à un vrai-faux suspense. Oui, Ahmad sera bien candidat à sa succession le 12 mars 2021 à Rabat. Il l’annonce à travers les réseaux sociaux. « Après réflexion et consultation, j’ai décidé de me représenter, a tweeté le Malgache. La Caf a beaucoup changé depuis 4 ans. Je suis fier du travail accompli par mon équipe. Qu’elle soit remerciée, ainsi que les soutiens du football en Afrique et au-delà ».En fin septembre, il avait présenté son bilan aux associations affiliées à la Caf accompagné d’un formulaire de soutien à une éventuelle nouvelle candidature.

L’ancien chef de la Fédération malagasy de football (Fmf) souhaitait s’assurer d’une adhésion massive avant de rempiler. Or, selon une tribune publiée par des présidents d’unions zonales, le président sortant bénéficierait de l’appui de 46 des 54 fédérations nationales africaines. « Le président Ahmad Ahmad a […] apporté une impulsion nouvelle au football en Afrique. Les réformes qui ont été entamées dès le premier jour de son mandat ont permis de construire une institution exigeante, forte, moderne, s’élevant chaque jour un peu plus aux standards internationaux », souligne ainsi le Zimbabwéen Philip Chiyangwa dans un texte relayé par le site de nos confrères de Jeune Afrique.

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Lettre de parrainage

Pour appuyer sa candidature, Ahmad a publié l’indispensable lettre de parrainage de la fédération malgache. Statutairement, il faut en effet avoir le soutien de son pays pour prétendre à une place au sein du gouvernement (Comité exécutif) de la Caf.C’est d’ailleurs ce qui fait défaut à Tarek Bouchamaoui, autre membre du Comité exécutif (ComEx) de la Caf et représentant de l’Afrique au Conseil de la Fédération internationale de football (Fifa). La Fédération tunisienne préfèrerait soutenir son actuel patron, WadieJary, postulant à une place au sein du ComEx.Le Nigérian Amaju Pinnick, qui n’est plus membre de ce même ComEx depuis juillet 2019, a laissé entendre auprès de la Bbc qu’il pourrait se présenter en 2021. Mais l’ex-vice-président de la Caf n’a toujours pas confirmé cette intention, alors que la clôture pour le dépôt des candidatures est fixée au 12 novembre 2020.

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