Élection conseillers régionaux Cameroun : Paul Biya convoque les collèges électoraux

Élection conseillers régionaux par Paul BIYA

Élection des conseillers régionaux : Paul Biya surprend en convoquant les collèges électoraux pour le 30 novembre 2025 ! Cette décision présidentielle soulève une polémique majeure sur la cohérence du calendrier électoral camerounais. Pourquoi organiser ce scrutin avant les municipales de mars 2026 ? Cette programmation controversée questionne la légitimité des futurs élus régionaux. L’opposition dénonce déjà une « manœuvre électorale » suspecte de la part du pouvoir.

Paul Biya bouscule le calendrier électoral

La convocation présidentielle déclenche un tollé politique. Les observateurs s’interrogent sur cette chronologie « bancale » qui place l’élection des conseillers régionaux avant les municipales.

« Cette programmation défie toute logique démocratique », dénonce un juriste constitutionnaliste sous anonymat. Comment justifier que des conseillers régionaux soient élus pour cinq ans par des conseillers municipaux dont certains ne seront plus en fonction d’ici mars 2026 ?

Cette incohérence chronologique alimente les suspicions d’opportunisme politique. L’actuelle configuration des conseils municipaux favorise-t-elle le parti au pouvoir ? La question divise déjà les analystes politiques camerounais.

La Constitution camerounaise précise que les conseillers régionaux sont élus au suffrage indirect par les conseillers municipaux. Mais cette élection par des « sortants » potentiels fragilise la légitimité démocratique du processus.

Une légitimité démocratique questionnée

Les juristes pointent un paradoxe institutionnel majeur. Comment des conseillers municipaux en fin de mandat peuvent-ils légitimement désigner des représentants régionaux pour cinq années ?

« C’est du n’importe quoi ! On fait élire des gens par d’autres qui vont partir », s’indigne un maire d’opposition. Cette situation inédite crée un précédent constitutionnel problématique.

L’élection des conseillers régionaux devait logiquement suivre les municipales pour respecter la représentativité démocratique. Cette inversion du calendrier génère une crise de légitimité prévisible.

Les partis d’opposition annoncent déjà leurs recours juridiques. Ils dénoncent une « manipulation électorale » destinée à verrouiller les institutions régionales avant les échéances municipales.

Le gouvernement garde le silence sur ces critiques, alimentant davantage les polémiques. Cette convocation présidentielle risque de compromettre la crédibilité du processus électoral.

Cette programmation controversée ne cache-t-elle pas une stratégie politique bien calculée du pouvoir en place ?

Ne manquez aucune actualite !

Google Suivez-nous sur Google Actualites

Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop

✍️ À propos de l'auteur
Christiane Tamoura Engo
Christiane Tamoura Engo

Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.

📰 Voir tous ses articles →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *