Ils n??ont pas encore été renvoyés vers ce pays comme initialement prévu par les autorités camerounaises.Les ressortissants du Mali, du Burkina Faso et de la Côte d??Ivoire, qui sont arrivés au Port autonome de Douala le 30 septembre dernier à bord du Jaguar, un bateau camerounais appartenant à Patrice Tsimi, sont désormais prisonniers dans un autre navire. En effet, depuis quelques jours, ils ont été transférés dans un bateau équato-guinéen. «Les autorités camerounaises ont finalement libéré mon bateau. Les étrangers que j??ai ramenés de la Guinée Equatoriale ont été transportés dans un autre bateau aux intérêts guinéens», confirme Patrice Tsimi. Le «Rio Mbini», l??embarcation choisie par les autorités camerounaises pour le transport de
ces étrangers au pays de Teodoro Obiang Nguema, est malheureusement toujours amarrée au Port de Douala. 29 étrangers au départ dans ce jaguar, ils ne sont plus que 27, apprend-on. Les deux autres ont été pris en charge par leur pays, indiquent certaines sources. Les occupants restés à bord du «Rio Mbini» dorment à la belle étoile. Des informations concordantes recueillies sur les lieux font état de ce que le commandant de bord de ce bateau a pris la clé des champs. Il aurait, selon les mêmes sources, été menacé par certains officiels équato-guinéen s??il s??évertuait à ramener ces passagers indésirables. Une situation qui va de mal en pis, vu les conditions dans lesquelles vivent ces expatriés depuis leur arrivée sous forte escorte à Douala. Certains d??entre eux développent déjà des maladies de la peau?? En rappel, dans la nuit du 29 septembre 2009, la Guinée Equatoriale a une fois de plus expulsé des étrangers. Dans l??embarcation en direction des côtes camerounaises, se trouvaient 14 Camerounais et 29 autres étrangers de nationalité ivoirienne, burkinabé et malienne. Ces derniers étaient retenus au centre de détention de Malabo où ils ont été priés de sortir. Profitant ainsi de cette occasion et du fait que leurs cartes de séjour ont été confisquées, les étrangers qui voulaient échapper aux conditions difficiles de ce milieu carcéral ont menti en affirmant être des Camerounais. C??est une fois à Douala que les autorités camerounaises vont constater qu??il y a des étrangers qui ont également embarqué. Les ressortissants camerounais et les femmes vont être libérés une fois le bateau accosté au Port de Douala. Les autres passagers sont, quant à eux, toujours en attente de la réaction des responsables de leurs différentes ambassades. Ils ne peuvent en effet accéder librement au territoire camerounais car n??ayant en leur possession aucune pièce d??identification. Ils restent donc retenus prisonniers à bord de ce bateau de la Guinée Equatoriale??Sandrine Tonlio, Mutations
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