Je viens pour dénoncer un fait qui perdure à l’université de Ngaoundéré depuis des années.
Une mafia se permet à chaque fois de voler nos primes gracieusement offertes par le chef de l’État. Cette année encore une cinquantaine d’étudiants de l’EGEM de Meiganga ont vu les leurs volatilisés, je vous épargne du récit de leur grand état de détresse. Nous sommes perdus et ne savons plus à quel saint se vouer.
Comment se font les détournements ?
Vous donnez vos dossiers aux personnes en charge des primes à l’université, elles les emportent dans une salle puis ressortent quelque temps après vous dire que votre argent a déjà été retiré par quelqu’un d’autre. Lorsque vous demandez qui en fut le bénéficiaire, négligence et condescendance vous sont réservées.
Situation très louche !
Nous savons que lorsque votre prime est perçue, il y’a une décharge qui est effectuée. Il suffit tout simplement de contrôler l’identité du bénéficiaire à partir de ladite décharge. Pourquoi ne pas tout simplement emprunter cette piste pourtant facile ? Il y’a certainement anguille sous roche ! Des personnels de l’agence comptable impliqués (une dame en tête ) ainsi que certains étudiants utilisés comme appacheurs. Nous nous réservons le droit de diffuser les noms pour le moment. Si un audit de nos dossiers n’est pas effectué (nous savons que c’est des faux quittus et CNI) nous allons adresser une correspondance au ministre de l’enseignement supérieur pour que lumière soit faite sur ce détournement de trop ! Un collectif est déjà mis en place.
Les étudiants de l’EGEM ont toujours brillé par leur calme olympien, leur nature pacifique, leur tolérance poussée et leur passivité légendaire…mais apparemment le vieux dicton serait vrai: TROP BON, TROP CON.





