Déstabilisation du Cameroun: Quand le mal vient de l’intérieur

Des camerounais rapatriés de l'Allemagne

Moins d’une semaine après la énième sortie maladroite du Président Français abondamment décriée par une jeunesse de plus en plus animée de sentiments patriotique, panafricaniste et anti-colonialiste, c’est le cœur serré que nous affrontons ce matin encore cette triste réalité de la trahison de l’Afrique par ses Fils, où dois-je dire ses Fils et ses Filles?

N’est-ce pas sous cet angle qu’il faut analyser la rencontre tenue hier 27 février 2020, sous sa convocation, entre la nommée Claudine Tchatchouang et certains organes de presse? Conclave au cours duquel la susnommée a annoncé à ses interlocuteurs une série de manifestations projetées par le MRC, pour encourager la désobéissance civile et paralyser les villes principales du pays, sollicitant instamment leur appui médiatique (couverture, propagande et commentaires favorables).

Si le sens du patriotisme, de la déontologie et de la probité anime encore une grande partie de la presse camerounaise, dont la quasi-totalité des membres présent a décliné formellement le cadeau empoisonné, hélas la Télévision Equinoxe et la Radio Balafon, dont l’âprosité au gain n’étonne plus personne, n’ont pas su résister à la tentation des 16 et 10 millions respectivement empochés séance tenante.

Le drame, c’est que pour mettre la pression aux autres journalistes ayant décliné son offre, Mme Tchatchouang a affirmé être appuyée dans ce projet par Monsieur le Consul de France à Douala, qui serait un soutien du Président du MRC. Pauvre Afrique!

Si les commanditaires de ce complot ne sont pas encore clairement identifiés, l’on peut tout de même s’interroger sur la capacité de Mme Tchatchouang à financer à coup de dizaines de millions de Francs CFA une campagne de déstabilisation des Institutions de son Pays, quand on sait que cette dernière ne jouit pas elle-même d’une situation financière particulièrement reluisante.

Petit à petit les masques tombent, et le voile sur les yeux des camerounais se dissipent peu à peu.

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