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Mort de Cavayé Yéguié Djibril : Dion Ngute salue un grand serviteur

Cavayé Yéguié Djibril – hommage Dion Ngute décès mai 2026

Cavayé Yéguié Djibril est mort ce mercredi 6 mai 2026 à Mada, près de Tokombéré, dans l’Extrême-Nord. Il avait 86 ans. L’ancien président de l’Assemblée nationale du Cameroun, qui avait tenu le perchoir pendant 34 ans, s’est éteint 50 jours seulement après avoir quitté ses fonctions. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a réagi rapidement sur X, saluant « un grand homme qui aura servi l’État avec abnégation, patriotisme et dévouement ».

La réaction du Premier ministre et l’émotion de la classe politique

Joseph Dion Ngute n’a pas attendu. Dès l’annonce du décès, il a publié un message sur X : « Je viens d’apprendre le décès de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale du Cameroun, Cavayé Yéguié Djibril. Je présente mes condoléances émues à la grande famille de l’illustre défunt si durement éprouvée. »

Le ton est sobre. Protocolaire, mais sincère.

D’autres réactions de la classe politique sont attendues dans les prochaines heures. La présidence de la République n’avait pas encore publié de message officiel au moment de la rédaction de cet article — un silence remarqué pour un homme qui aura passé plus de cinq décennies au cœur des institutions camerounaises.

Cavayé Yéguié Djibril était député du Mayo-Sava depuis 1973, soit 53 ans de présence au Parlement. Il présidait l’Assemblée nationale depuis 1992. Théodore Datouo lui a succédé le 17 mars 2026, après des mois de signaux préoccupants sur sa santé, dont une évacuation médicale en Afrique du Sud début 2026.

Un homme, plusieurs casquettes — et une fin rapide

Cavayé n’était pas seulement président de l’Assemblée. Il était lamido de Mada, chef traditionnel respecté dans le Mayo-Sava. Membre influent du Bureau politique du RDPC. Un homme qui cumulait les légitimités — institutionnelle, politique, traditionnelle.

Pourtant, aucune de ces casquettes ne l’a retenu longtemps après le 17 mars.

En 2015, il avait participé personnellement aux marches contre Boko Haram dans l’Extrême-Nord, mobilisant la population autour de la lutte contre la secte terroriste. À l’hémicycle, il était connu pour recadrer sèchement les députés et parfois les ministres. Une autorité que peu contestaient en face.

Mais les dernières années avaient changé le tableau. Affaibli, moins présent, souvent à Mada plutôt qu’à Yaoundé. Son départ du perchoir en mars ressemblait déjà à une fin. La mort, 50 jours plus tard, l’a confirmé.

Cinquante jours. C’est peu. Et c’est un chiffre que le Cameroun devrait regarder en face.

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✍️ À propos de l'auteur
Christiane Tamoura Engo
Christiane Tamoura Engo

Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.

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