Crise anglophone: ‘le président Biya est l’homme de la situation’

Eric Chinje était l’invité de la matinale de Radio Equinoxe le 27 mai 2019.

L’ancien rédacteur en chef de la première chaîne de télévision publique camerounaise a soutenu que le sentiment d’assimilation des ressortissants des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est à l’origine de la crise anglophone. Il rapporte que des anglophones se demandent s’ils appartiennent à cette République, mais clame qu’ « on ne peut pas accepter la sécession ». Il souligne cependant qu’il faut des actes pour montrer que le pays est uni et indivisible.

Eric Chinje se demande pourquoi « des gens qui ne faisaient que protester, qui n’ont rien cassé comme Mancho Bibixy sont maintenus en prison ».

L’ancien responsable de la Banque mondiale critique le déni des autorités camerounaises au sujet du problème anglophone. « Les anglophones n’ont toujours pas l’impression que le président a reconnu ce problème. Il y a un acte que seul le chef de l’Etat qui est le chef de la famille doit poser. L’Assemblée nationale n’a jamais débattu de ce problème pourquoi ? L’Assemblée nationale, la maison du peuple, le Sénat éagissent seulement quand le Parlement européen pose des questions ». Ce qui pour lui n’est « pas normal ».

Pourtant croit-il, « il n’y a que le chef de l’Etat qui est en mesure aujourd’hui de résoudre ce problème ». Chinje pense que ceux qui disent qu’il trouvera solution avec le départ de Paul Biya sont dans l’erreur. « C’est faux », lâche-t-il, rappelant que « le président Biya est l’homme de la situation ».

Pour le reste, il juge les mesures prises par le gouvernement dans l’intention de juguler la crise insuffisantes. Au sujet des avis de la communauté internationale sur la situation dans son pays, Eric Chinje dénonce l’attitude du pouvoir : « on fait appel à cette communauté internationale pour nous aider dans presque tous les aspects de la vie nationale puis quand il s’agit d’une crise de cette nature on commence à exiger l’exclusion de cette communauté internationale ce n’est pas normal. Et puis qu’est-ce que cette communauté a dit d’anormal si ce n’est d’appeler au dialogue? », se demande-t-il.

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