Politique

Crise anglophone: déjà 5000 morts pour rien

Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest, des camerounais continuent à être tués et les femmes violées à cause d’une sale guerre : la crise anglophone.

On a atteint le précipice. Dans quel pays moderne peut-on accepter que 5000 personnes meurent sans rien faire ? Comment peut-on penser et soutenir que les résolutions du Grand dialogue national ne soient pas mises en œuvre jusqu’aujourd’hui parce que Paul Biya est le seul maître du temps ? Pendant ce temps, nos soldats sont assassinés, des femmes violées, des maisons incendiées… Mais bon sang. Comment peut-on oser penser qu’un être humain mériterait de mourir parce qu’il est anglophone ? Tout ça parce que les anglophones refusent de patauger plus longtemps dans ce cloaque peuplé de victimes à la fois consentantes et cyniques. Comment peut-on comprendre que nonobstant les cris du peuple, Paul Biya reste fidèle à lui-même : indéchiffrable, insaisissable et pourtant… omniprésent ?

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«Tant que Yaoundé respire, le Cameroun vit », a-t-il fanfaronné il y a quelques années. Mais attention. Ce qui se passe dans le NoSo peut se déporter à Yaoundé si l’on continue à être indifférent. Il est vrai que l’idée de connaître un destin semblable à ceux des Ben Ali, Moubarak, Kadhafi, Compaoré, Jammeh ou Mugabe ne semble pas effrayer notre chef de l’Etat. Mais il faut aider le président Biya à résoudre définitivement la crise anglophone à travers des réponses politiques. Il faut se mobiliser pour exiger la mise en œuvre des recommandations du Grand dialogue national dans un bref délai.

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L’avenir des milliers d’enfants est paralysé dans les deux régions anglophones. «On ne peut pas faire son temps et prétendre faire celui de ses enfants. », clamait Alpha Oumar Konaré, l’ancien président malien, à des journalistes qui l’interrogeaient sur ses intentions avant la présidentielle de 2013. Sage adage dont pourraient s’inspirer nombre de nos chefs Africains.

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