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Crédulité et inimitié: Voici les déclarations de Macron qui font scandale

Monsieur Macron, il y a Paul Biya qui tue les Camerounais, il y a un génocide au Cameroun, il y a plus de 22 morts calcinés…

Je le sais et vous savez mon engagement sur ce sujet. J’ai mis la pression sur Paul Biya, pour que d’abord, il traite le sujet de la zone anglophone et
ses opposants. J’avais dit que je ne veux pas qu’on se voit à Lyon tant que Kamto n’a pas été libéré, et il a été libéré parce qu’on a mis la pression. Là, la situation est en train de se re-dégrader. Je vais appeler la semaine prochaine le président Biya et on mettra le maximum de pression pour que cette situation cesse. Je suis totalement au courant et totalement impliqué sur les violences qui se passent au Cameroun et qui sont intolérables.

Mais il y a plus de 12 000 morts aujourd’hui. Nous les jeunes Camerounais nous prenons la Méditerranée parce que nous avons à la tête de nos Etats des dictateurs. La France est un pays de droits de l’homme et ne peut pas soutenir des dictateurs. L’Afrique a besoin du soutien de la France…

Là-dessus j’en parlais à Jeune Afrique. La France est toujours prise dans un rôle compliqué en Afrique. Nous sommes un Etat de droit et nous défendons les droits de l’homme partout. Mais quand en Afrique un président français dit : Tel dirigeant n’est pas démocratiquement élu, les Africains disent : De quoi vous mêlez-vous ? Vous n’avez pas à nous nous donner des leçons. Moi je dis, je veux des dirigeants démocratiquement élus partout. Et là où ils ne sont pas démocratiquement élus, je travaillerai avec la société civile. Je mets la pression sur chacun et je travaille avec l’Union africaine et les organisations régionales pour mettre la pression. Quand le président Kabila était là, il y avait comme vous des opposants dans son pays. On a mis la pression, on a travaillé avec plusieurs autres présidents et on a réussie à ce qu’il y ait l’alternance politique pour avoir le président Tsisekedi.
Sur le président Biya, je lui ai dit qu’il doit ouvrir le jeu, il doit décentraliser, il doit libérer les opposants politiques et faire respecter l’état de droit. Je mettrai tout ce qui est à mon pouvoir pour le faire. Mais, ce n’est pas la France qui fera la démocratie au Cameroun à la place des Camerounais.

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Je le comprends Monsieur le président, sauf que la France donne de l’argent aux présidents africains…

J’aurai l’occasion d’y revenir sur notre stratégie, sur l’aide publique au développement. Nous finançons des projets de développement, on ne donne pas d’argent à un président ou à un gouvernement.

Sauf que ces projets que vous financez sont détournés…

Si vous avez des sujets de détournements, faites le moi savoir. Parce que partout on fait des évaluations, on vérifie.
À commencer par des pays comme le Cameroun, on a besoin de financer des ONG, des gens qui aident la société civile.

Une dernière doléance, il y a des opposants au Cameroun à l’instar d’une femme qui est en prison tout simplement parce qu’elle a demandé le boycott. Est-ce que vous pouvez faire qu’on libère ces gens ?

J’espère, est-ce que vous pouvez me donner des noms ?

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Rosa Djimeli, Mamadou Motta…

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