Afrique

Covid-19 : Rejeté par l’Afrique du Sud, le vaccin AstraZeneca offert au Cameroun ?

Les doses de ce vaccin à venir au Cameroun, pose le problème de leur réelle source et celui du choix unique de ne traiter que le personnel sanitaire.

Ca y est ! Le Cameroun est en passe de rejoindre le gotha des pays du monde à procéder à la vaccination anti Covid-19. Le pays reçoit bientôt, via le Ministère camerounais de la santé publique (Minsanté), des doses du vaccin AstraZeneca. Les vaccins reçus par les autorités sanitaires camerounaises sont essentiellement destinés au personnel de santé.

La question de sources

Selon le Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC Afrique), ces vaccins proviennent de ses acquis. Il s’agit de 7 millions de doses dont le financement provient du groupe de télécommunications MTN. Montant total ces 7 millions de doses de vaccins anti Covid-19 pour les pays africains, 25 millions de dollars US.

Par ailleurs, MTN étant le principal bailleur de fonds, une partie de l’opinion s’interroge de la provenance réelle des vaccins. Car, la récente actualité informe sur la suspension du vaccin AstraZeneca, le 7 février 2021, par l’Afrique du Sud. Or, il s’avère que MTN est une multinationale de la République sud-africaine. Ce qui laisse songeur une certaine opinion sur la véritable origine des vaccins de la CDC Afrique, ayant été d’ailleurs offerts par l’Afrique du Sud à l’Union africaine (UA).

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Les vaccins de tous les doutes

Le programme de vaccination en Afrique du Sud était sur la même dynamique que le Maroc. Le 15 février 2021 est la date à laquelle le démarrage effectif devait se faire. L’Afrique du Sud manquera malheureusement son acte salvateur.

Ainsi, la suspension, le 7 février dernier, de l’inoculation du vaccin AstraZeneca aux populations sud-africaines n’est pas anodine. Elle fait suite à une étude conjointe menée par les universités de Wits (Johannesburg) et d’Oxford. Ladite étude révèle pour ainsi dire une efficacité « limitée » du vaccin contre le variant sud-africain de la Covid-19. La limite affiche donc 22% de taux d’efficacité contre le minimum de 51% requis par l’Organisation mondiale de la santé.

Par conséquent, l’introduction du vaccin AstraZeneca au Cameroun pose la problématique de son efficacité sur les sujets camerounais. Ce vaccin répond-il vraiment à la réalité locale ? Le Cameroun a-t-il un dispositif d’analyse d’efficacité fiable ?

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Le paradoxe du choix des personnels médicaux

Pourtant, selon la CDC Afrique, les vaccins sont pour les personnels de santé des pays africains dont le Cameroun. Ces derniers, au premier rang du front dans la lutte contre la pandémie, sont exposés au virus Sarscov 2.

Seulement, le choix de n’administrer de vaccin qu’au personnel de santé ne laisse guère indifférent. Ce choix interroge fortement sur cette exclusivité au moment où le taux de létalité implique le moins les personnels médicaux. De manière officielle, les cas d’infections également.

Par conséquent, au 14 février, les statistiques au Cameroun affichent 32 681 cas positifs, 1779 cas actifs et 500 décès. C‘est donc 1287 nouveaux cas pour la seule période du 8 au 14 février2021. Période au cours de laquelle les régions du Littoral, l’Est, le Nord-Ouest et le Nord, enregistrent 500, 123, 99 et 61 nouveaux cas.

Il apparait ainsi évident que choisir de ne vacciner que le staff médical n’induit pas l’immunité de la population.

Eric Martial NDJOMO E., Afrique54.net

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