Le manque à gagner causé par les coupures d’électricité est incalculable. Les plus nanties ont des groupes électrogènes pour respecter les délais donnés aux différents clients. L’industrialisation était au cœur de la 8ème édition de Promote.
Sauf qu’il est difficile pour un pays de s’industrialiser sans énergie électrique. C’est l’une des récriminations formulées par certains experts rencontrés jeudi dernier au Palais des congrès de Yaoundé. « Le Cameroun ne pourra pas s’industrialiser d’ici peu. Il y a énormément à faire sur le plan de l’énergie. Je suis arrivé au Cameroun il y a quelques jours dans le cadre de Promote. Ce n’est pas évident. J’ai échangé avec certains jeunes surplaces. C’est l’un des gros problèmes qui revient », a souligné pour le regretter un chef d’entreprise basé en Grande Bretagne. Le problème est réel car les Petites et moyennes entreprises (Pme) en souffrent au quotidien.
Celles œuvrant dans le secteur du digital maudissent le fournisseur au quotidien pour la mauvaise qualité de service. « Je suis surpris que le gouvernement camerounais tambourine à longueur de journée les bienfaits du numérique et invitent les jeunes à s’y lancer. Au-delà de la très mauvaise qualité de la connexion internet, l’électricité est un frein énorme aux activités du digital dans ce pays. Ces ministres tiennent des discours pompeux sans connaitre l’environnement », fulmine Ambroise Njock, entrepreneur numérique rencontré à Promote.
Un nigérian installé à Elig Essono à Yaoundé dit faire face à ces problèmes au sein de sa structure. Il vend les lustres. Il a besoin d’électricité au quotidien pour tester ses produits question de rassurer la clientèle avant l’achat. Dans sa structure, ça brille de toute part avec des couleurs qui donnent de l’allure à son établissement. « On n’échappe pas à ce problème de coupure. Heureusement que nous fermons aussi tôt. Quand il y a coupure, on se sert de la lumière du jour pour mener nos activités ». Non loin de là, l’imprimerie Graphinet Sarl paie le lourd tribut à chaque fois. « Nous avons pallié aux problèmes de coupures d’électricité en achetant un groupe électrogène de grande capacité. Hier, on a passé toute la journée sans l’électricité. S’il fallait attendre l’électricité de notre pays, on ne pouvait rien faire. Le carburant est plus cher mais il faut respecter les exigences du client ». Et d’ajouter : « Nous sommes en train d’exécutif un travail qui vient de loin. Nous sommes obligés de satisfaire le client.Nous sommes confrontés à ces problèmes d’électricité.Tu paies la facture à 100 000 Fcfa le mois et en une journée de coupure, tu dépenses 50 000 Fcfa de carburant. En 4 jours, tu es à 200 000. C’est beaucoup. On ne s’en sort pas. » Aucun secteur d’activité n’est épargné par ces nombreuses coupures d’électricité. Cette situation crée un manque à gagner énorme aux entreprises. Entre temps, les factures s’amoncellent.




