La deuxième table ronde des bailleurs de fonds du projet s??est ouverte hier à Yaoundé. Déterminer les principaux investisseurs du projet de construction du barrage de Lom Pangar afin de boucler le plan de financement : c??est l??objectif des travaux qui se tiennent depuis hier à l??hôtel Hilton de Yaoundé. Pendant deux jours, les partenaires au développement impliqués, membres du gouvernement, observateurs et autres participants à la table ronde vont se décider sur le niveau de participation des uns et des autres à la réalisation du projet. Lequel projet revêt une importance particulière pour l??économie
du pays. En effet, « notre pays est déterminé à mettre en ??uvre une politique économique plus audacieuse susceptible de le conduire à l??horizon 2035 au rang des pays émergents», a révélé Louis Paul Motaze, le ministre de l??Economie, de la Planification et de l??aménagement du territoire en ouvrant les travaux, en présence des ministres des Finances, des Travaux Publics, des Domaines et Affaires foncières et de l??Energie et de l??Eau??, tous participant à la table ronde. Dans cette optique, le gouvernement s??est doté récemment d??un instrument de décision stratégique et prospective à long et moyen termes. « Aussi, la mise en ??uvre du document de stratégie pour la croissance et le développement constitue-t-elle pour les dix prochaines années les premiers jalons conduisant à la réalisation de nos ambitions », a indiqué le ministre. Ce document a permis d??identifier les facteurs qui freinent le décollage de l??économie camerounaise au rang desquels figurent en bonne place la faible compétitivité du secteur productif et le déficit énergétique. La construction du barrage de Lom Pangar vise à compléter la régularisation de la Sanaga pour l??optimisation des centrales existantes et la création des conditions qui permettraient l??aménagement de nombreux autres sites en aval. Tout ceci devrait aboutir à une réduction des déficits suscités, par une production d??électricité largement suffisante pour couvrir le territoire national. A l??issue des travaux de cette deuxième table ronde, le gouvernement souhaite recueillir des intentions claires de financement de la part de ses partenaires au développement afin de financer le projet intégré du barrage dont le coût est estimé à environ 150 milliards F. A l??issue de la première table ronde tenue à Paris du 18 au 20 mars 2008, les annonces faites par les bailleurs de fonds n??atteignaient que 130 milliards F. « Notre souhait le plus ardent est que chacune des institutions que vous représentez ici manifeste d??une manière ferme et plus précise son intérêt et son engagement au financement de cet important projet afin qu??à l??issue de ces assises, un plan de financement puisse être bouclé», a déclaré Louis Paul Motaze, clôturant son discours.
Hugues Marcel TCHOUA, CT
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