L’onde de choc secoue le Collège De La Salle Douala depuis ce funeste vendredi 18 septembre 2026. Ozanne Moukoko Essoe, une collégienne de 5ème A âgée d’environ 12 ans, y a trouvé la mort dans des circonstances intolérables. Retrouvée inconsciente dans les blocs sanitaires vers 16h30 puis transportée à l’Hôpital Laquintinie, la petite n’a malheureusement pas survécu.
Des zones d’ombre insupportables pour les familles
La famille de la victime, par la voix du Dr Seppo Martin Patrick, exige des réponses nettes après cette tragédie impensable. Le Syndicat national autonome de l’enseignement secondaire, le SNAES, évoque déjà l’administration forcée de stupéfiants et de possibles violences physiques. Pourtant, les premiers retours officieux distillés au sein du Collège De La Salle Douala parlaient d’un simple malaise lié à l’asthme, un décalage choquant qui alimente la fureur générale. Rien ne confirme à ce stade les conclusions définitives du médecin légiste, mais la version initiale de l’établissement ne convainc personne. Les caméras de surveillance du campus auraient mystérieusement cessé de fonctionner à cet instant précis, un hasard bien trop commode.
On ne peut pas déposer un enfant sain à l’école le matin pour aller récupérer son corps à la morgue le soir.
Lundi matin, environ 150 parents révoltés se sont amassés devant le portail à Akwa pour réclamer des comptes. Les forces de maintien de l’ordre ont dû intervenir pour canaliser la foule avant une réunion d’urgence avec les autorités régionales de l’éducation.
Une faillite sécuritaire qui interpelle le Cameroun
Le malaise est profond, très profond. Comment une fillette peut-elle subir un tel calvaire en plein après-midi dans un collège privé réputé sans que personne ne s’en aperçoive ? Ça pose question sur le niveau de protection réel garanti à nos enfants dans ces établissements scolaires de la capitale économique. Les parents déboursent des sommes folles chaque rentrée scolaire pour acheter la sérénité et le savoir, pas pour récupérer un cercueil à la sortie des classes.
Difficile de ne pas y voir une négligence coupable de l’administration.
Ce drame ravive aussi le souvenir douloureux d’autres incidents similaires restés inexpliqués sur ce même campus l’an dernier, comme la chute suspecte d’un jeune garçon. La confiance entre la communauté éducative et les gestionnaires est rompue net.
Le parquet de Douala a ouvert une enquête criminelle qui devra rapidement désigner les coupables. Le Cameroun tout entier a les yeux fixés sur cette affaire et personne n’acceptera l’impunité.
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Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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