Civisme et éducation à la citoyenneté : les valeurs morales sont en chute libre au Cameroun

incivisme au Cameroun

Aucun compartiment de la société n’est épargné nonobstant les discours et les enseignements dispensés sur le civisme et l’éducation à la citoyenneté.

Le civisme est l’un des piliers d’une société qui se veut émergent. Le Chef de l’Etat lors de son discours du 11 février 2016 a mis un point d’honneur sur l’engagement civique et citoyenne pour le développement du pays, mais à l’observation, la perte des valeurs a envahi les esprits, les normes morales régressent, la vie est devenue comme sans repère et la crise du civisme s’est installée. Pourtant ce ne sont pas les normes qui font défaut
Pour une société mieux organisée, les pouvoirs publics ont mis en place certains outils, notamment les textes et autres prescriptions légales qui doivent réglementer un certains nombres de comportement. Le but est d’amener les citoyens à savoir ce qui est permis et ce qui n’est pas permis.

Sandjock Marc Armand, Directeur de l’éducation civique et de l’intégration nationale au Ministère de Jeunesse et de l’éducation civique : « l’éducation civique c’est le processus par lequel nous voulons amener les citoyens à se conformer aux bonnes pratique qui sont différentes des mauvaises pratiques et que rangeons dans le cadre de l’incivisme. Donc lorsque que nous parlons de l’éducation civique, nous l’appréhendons en terme de lutte contre les actes inciviques que nous pouvons répertorier et qui diffèrent d’un environnement à un autre. Dans le cadre des manifestations des actes inciviques, nous avons répertorié quelques-uns, le fait le faible sentiment patriotique, l’ignorance et le non-respect des lois, la dégradation de la chaussé, le déficit de la culture démocratique, l’influence négative des médias, l’enrichissement illicite, le mépris des personnes âgées, les atteintes à la pudeur ».

La responsabilité de l’éducation civique incombe d’abord aux familles le fondement et la base de toute société, puis à la communauté et enfin au politique pour inverser la tendance. Mais vue le constat qui est fait, ces trois compartiments qui en principe devraient veiller à l’éducation civique, semblent avoir démissionné de ses missions. Par conséquent la société camerounaise est minée par de nombreux maux : la corruption la prostitution le vol le détournement des fonds publics, la feymania… mais de tous ses maux il y a un qui est en train de monter en puissance, et que si rien n’est fait il va perdre le Cameroun. Il s’agit, ni plus ni moins du tribalisme.

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