CAN féminine Cameroun 2016: Impossible n’est pas camerounais !

La 10e édition de la Coupe d’Afrique des nations féminine s’achève le 3 décembre prochain.
A l’heure du bilan, on notera que l’étape du Cameroun a donné à cette compétition une dimension particulière aussi bien dans le confort des joueuses, les terrains des matches officiels et la qualité du spectacle. 237online.com De l’avis des habitués de ce qui s’appelait encore le Championnat d’Afrique des nations de football féminin, et depuis août 2015, Coupe d’Afrique des nations (CAN), la 10e édition qui se déroule au Cameroun actuellement est allée au-delà de toutes les précédentes. D’abord par la qualité des stades qui abritent les rencontres officielles. Les matches se jouent sur deux stades omnisports à Yaoundé (39 000 places) et Limbe (20 000 places) à l’image de ceux qui accueillent généralement les compétitions masculines. Alors qu’avant, les joueuses se contentaient des aires de jeux à la dimension des stades d’entraînement, elles côtoient pour cette édition, des surfaces plus grandes et conformes aux attentes de la Fédération internationale de football association (FIFA) qui a décidé d’intégrer la compétition dans son calendrier désormais. Le Cameroun a aussi choisi de loger les équipes dans les meilleurs hôtels des villes d’accueil. Souvent habituées à un hôtel par poule, les équipes partagent un établissement pour deux. Déjà au cours de l’une de ses dernières visites d’inspection en juillet 2016, la Confédération africaine de football (CAF) avait marqué sa satisfaction. «Nous avons vu et nous avons été convaincus. Notre mission était de venir confirmer si le Cameroun peut organiser cette compétition. Au terme de cette visite d’inspection, nous pouvons affirmer que le Cameroun est prêt… Nous aurons un tournoi exceptionnel», avait lancé Leodegar Tenga, le chef de mission. Exceptionnel aura aussi été la cérémonie de tirage au sort.

Ouverture populaire
Contrairement aux habitudes, plusieurs milliers des personnes ont fait le plein des 5000 places du palais des sports de Yaoundé pour le titrage au sort de la CAN féminine le 18 septembre 2016. Et «pour la première fois», cette cérémonie plus longue que le tirage au sort de la CAN masculine qui a suivi quelques jours après au Gabon, a vu la participation du président de la CAF. Issa Hayatou à qui le Cameroun a rendu un énième hommage a pris part, un mois plus tard, le 19 novembre à la cérémonie d’ouverture de la CAN, aux côtés du président de la République, Paul Biya. Pendant une heure, l’histoire du Cameroun a été racontée aux près de 40 000 spectateurs présents au stade omnisports de Yaoundé. Toutes choses qui font dire aux officiels de la CAF, dont son président, que le Cameroun a mis la CAN féminine à un niveau élevé qui pourrait désormais servir de base pour les prochaines éditions. Autre spécificité de cette édition, le nombre d’hommes de média retenus pour la couvrir. 252 journalistes accrédités et d’horizons divers ont obtenu une accréditation et informent des millions de personnes à travers le monde. Dans cette mission de diffusion de la compétition, la Chaine de télévision publique camerounaise, CRTV, a obtenu de produire le signal de la compétition pour la CAF et les autres diffuseurs. Pour la CRTV, c’est un grand défi dans la mesure où c’est la première fois qu’elle a à remplir une telle mission. Pour y parvenir, le gouvernement a investi des moyens adéquats dans l’acquisition des équipements nécessaires, dont deux Off site broadcasting van (OB Van) de 18 cameras chacun et formé son personnel à l’utilisation de cette technologie. La visite de la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma le 24 novembre a ajouté à l’image de la CAN féminine 2016. La Sud-africaine est venue à Yaoundé apporter son soutien à la CAF et aux équipes en compétition. Bien qu’écourtée par rapport au plan de départ, la visite lui a permis de rencontrer et d’encourager les joueuses du Ghana, du Zimbabwe, du Mali et du Cameroun. Elle en a aussi profité pour saluer les efforts de la CAF et de la FIFA en faveur du football féminin. «Je sais que le chemin est long. Mais je suis satisfaite de voir que la CAF accorde désormais au football féminin une place plus importante. C’était l’une de mes préoccupations lors de notre dernière rencontre au Caire».

Buts
Sur le plan du jeu, la compétition semble suffisamment relevée. Si dans la poule A, le Cameroun n’a fait qu’une bouchée de ses adverplace, dans la poule B basée à Limbé, la suprématie du Nigeria, présentée comme favorite ne s’est clairement confirmée qu’à la troisième journée. Et pourtant, l’équipe qui compte dans son palmarès plusieurs trophées de la CAN s’est illustrée par des scores particulièrement lourds infligés à ses adversaires pendant le premier tour : 6-0 face au Mali et 4-0 devant le Kenya. 24 buts ont été inscrits dans cette poule au bout des trois premières journées de compétition, dont 11 pour le Nigeria, parmi lesquels ceux d’Asisat Lamina Oshoala qui a trouvé le fonds du filet à six reprises. Dans la poule A, on note que 11 buts ont été marqués. Moins prolifique que la meilleure attaque de la poule B, le Cameroun a bouclé le premier tour avec cinq buts. Tout comme l’Afrique du sud et bien loin devant l’Egypte, un but et le Zimbabwe, zéro but. Soit un total de 35 buts marqués dans les deux poules pendant le premier tour, contre 33 en 2014 en Namibie. La suspension de l’arbitre camerounaise Jeanne Ekoumou par la CAF pour des erreurs commises lors du match Ghana-Kenya dans la poule B, le faible engouement des supporters à aller au stade à Limbe ou pour les matches n’impliquant pas le Cameroun dans la poule A sont quelques points d’ombre de cette compétition. Tout comme la faible popularité de la fête en dehors des stade qui de l’avis de certains observateurs, est la conséquence d’une communication approximative autour de l’évènement. saires pour se hisser à la première place, dans la poule B basée à Limbé, la suprématie du Nigeria, présentée comme favorite ne s’est clairement confirmée qu’à la troisième journée. Et pourtant, l’équipe qui compte dans son palmarès plusieurs trophées de la CAN s’est illustrée par des scores particulièrement lourds infligés à ses adversaires pendant le premier tour : 6-0 face au Mali et 4-0 devant le Kenya. 24 buts ont été inscrits dans cette poule au bout des trois premières journées de compétition, dont 11 pour le Nigeria, parmi lesquels ceux d’Asisat Lamina Oshoala qui a trouvé le fonds du filet à six reprises. Dans la poule A, on note que 11 buts ont été marqués. Moins prolifique que la meilleure attaque de la poule B, le Cameroun a bouclé le premier tour avec cinq buts. Tout comme l’Afrique du sud et bien loin devant l’Egypte, un but et le Zimbabwe, zéro but. Soit un total de 35 buts marqués dans les deux poules pendant le premier tour, contre 33 en 2014 en Namibie. La suspension de l’arbitre camerounaise Jeanne Ekoumou par la CAF pour des erreurs commises lors du match Ghana-Kenya dans la poule B, le faible engouement des supporters à aller au stade à Limbe ou pour les matches n’impliquant pas le Cameroun dans la poule A sont quelques points d’ombre de cette compétition. Tout comme la faible popularité de la fête en dehors des stade qui de l’avis de certains observateurs, est la conséquence d’une communication approximative autour de l’évènement.

Rodrigue Nganzi

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