CAN Égypte 2019: Le Tribunal Arbitral du Sport enclenche la procédure de disqualification du Cameroun

Silence, on ne joue plus! Après avoir jubilé sur le terrain pour leur victoire, les Lions Indomptables risquent être disqualifiés pour la CAN 2019 en Égypte.

Et pour cause, les Comores ne lâchent pas l’affaire et ont réussi à déclencher la procédure de disqualification du Cameroun auprès du Tribunal Arbitral du Sport ( TAS).

Suite au retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 au Cameroun par la Confédération Africaine de Football (CAF) pour non satisfaction du cahier de charges, la fédération comorienne avait saisi la CAF pour exiger la stricte application de l’article 92.3 de son règlement, qui prévoit une amende de 1 million de dollars, et une suspension pour les deux prochaines éditions de la CAN aupays qui se désisterait ou manifesterait son incapacité à organiser la messe du football africain.

Les revendications des Comores ont été balayées d’un revers de la main par le président Ahmad Ahmad qui a décidé plutôt un glissement pour décaler l’organisation de la CAN par le Cameroun en 2021, et celle de la Côte d’Ivoire en 2023. Cette décision ne s’appuyant aucun article des statuts et règlements de la CAF, a poussé les Cœlacanthes à se tourner vers vers le TAS.

L’affaire paraissait bloquée puisque la fédération de football Comorienne n’avait pas les moyens financiers pour s’acquitter des frais inhérents à l’ouverture de la procédure judiciaire. Mais au soir du 27 mars 2019, les Comores, après avoir lancé une opération coup de coeur, ont réussi à réunir une cagnotte conséquente pour payer une avance.

Dans une correspondance adressée à la Confédération Africaine de Football par le TAS, l’on apprend que les Comores ont pu s’acquitter d’une avance des frais pour entamer la procédure, et par conséquent la Caf doit produire dans un délai de 20 jours des éléments pour constituer sa défense.

Il revient désormais à la Confédération Africaine de Football de fournir «une description des moyens de défense, toute exception d’incompétence, toutes pièces et offres de preuves qu’elle entend invoquer, les noms des témoins, les noms des experts avec mention de leur domaine d’expertise, qu’elle désire faire entendre et formule toute autre offre de preuve».

Ça y est, la bataille judiciaire est lancée. C’est le Cameroun qui croyait avoir fait le plus difficile, qui se retrouve maintenant dans une situation incertaine. La préparation des Lions Indomptables et le tirage au sort des poules seront perturbés.

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