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L'ouverture sur le Cameroun

Cameroun – Yoko: René Emmanuel Sadi sur les pas de l’humanitaire

Le ministre Sadi

Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, et membre de l’élite de l’arrondissement de Yoko, fondé en 1903, autrefois très discret pour tout ce qui concerne les initiatives d’action de développement de son bled d’origine, vient d’agir de manière publique, en offrant des équipements à l’hôpital de district de la vieille ville.[pagebreak] Désormais l’ancien secrétaire général du Rdpc entend se montrer plus présent et plus efficace pour toute action allant dans le progrès de son terroir.

1.- Sadi en «Père Noël» à l’hôpital de district
Pour l’importante délégation des élites extérieures de l’arrondissement de Yoko et autres sympathisants de cette unité administrative vieille de plus de 100 ans, qui ont fait le déplacement de Yoko, à l’occasion de la cérémonie de remise de dons à l’hôpital de district, l’état de la route reste encore une préoccupation. Yaoundé, la capitale du Cameroun est pourtant à moins de 300 km de Yoko. Lorsqu’on part de la capitale camerounaise, le tronçon le plus abordable aussi bien en saison sèche, comme en ce début de saison de pluie reste celui qui va d’Obala-Batchenga et qui aboutit à la traversée du fleuve Sanaga par le Bac de Nachtigal. On s’engage ensuite dans une épreuve herculéenne, à savoir l’autre tronçon de la route nationale numéro 14, qui passe par Ntui, chef-lieu du département du Mbam et Kim.

De Ntui à Yoko, on a alors à peu près 180 km de route en terre. En ce moment où les pluies deviennent plus constantes, la piste très souvent glissante, devient dangereuse par endroits. Il faut être très prudent quand bien même on a un véhicule 4X4. Et parfois à certains emplacements, suite à un orage, il est courant de trouver un tronc d’arbre tombé sur la chaussée, en pleine forêt. On peut alors rester bloqué des heures, en attendant le probable passage d’un forestier qui viendra aider à dégager l’obstacle, généralement à l‘aide d’une scie à moteur. « C’est encore difficile pour nous ici. Ailleurs les gens vont rapidement dans leur village. Mais nous on doit encore trimer…Mais il y a lieu d’être optimiste. Dans un avenir proche, toute cette souffrance sera oubliée », commente Pierre Amti, une élite de Yoko avec qui nous faisons le voyage. Et de poursuivre : « Il faut croire en l’avenir. Et ici, notre élite reste le ministre René Emmanuel Sadi. Il reste une fierté pour nous tous. Quel que soit ce que les gens pensent ou disent sur le plan national. Pour nous c’est un grand frère sur qui nous avons désormais appris à nous appuyer, pour organiser notre lutte contre le sous-développement et pour notre progrès commun. C’est un haut commis de l’Etat qui a de l’espérance. L’action qu’il a décidé d’entreprendre, et qui fait l’objet de ce voyage, mérite une convergence de convictions»,
En fait, l’action menée par René Emmanuel Sad se résume à la remise d’un important don de matériels médical et logistique à l’hôpital de district de Yoko. Notamment près d’une cinquantaine de lits modernes pour d’hospitalisation des malades, un stock de médicats de première nécessité. Le tout pour « une valeur financière importante », pour reprendre un commentaire d’un proche collaborateur du Minatd qui estime que « ce n’est pas le montant d’argent dépensé pour offrir ce matériel qui est important. Mais l’initiative à mener pour appuyer en tant qu’élite, l’action des pouvoirs publics. Le ministre Sadi pense que en tant qu’élite d’une unité administrative qui comme tant d’autres dans la République, ont des problèmes de développement et de pauvreté, il y a lieu d’unir les efforts, et de donner l’exemple en scrutant les actions humanitaires en direction des populations les plus vulnérables».

2.- Prêcher par l’exemple…
Homme d’une discrétion légendaire, René Emmanuel Sadi avait longtemps été critiqué par certains de ses frères de l’arrondissement de Yoko, qui lui reprochaient sa trop grande pondération. L’homme qui a longtemps été conseiller diplomatique de Paul Biya, n’a jamais voulu se mettre en avant, en menant des actions ostentatoires de développement de son terroir. Une autre élite intérieure de Yoko rencontrée sur place explique : « le ministre Sadi est un membre de l’élite de cette contrée à qui la providence a donné la chance de pouvoir se situer à un niveau important du sérail. Très jeune, il a travaillé avec le président Ahmadou Ahidjo. Avant d’avoir la faveur du président Biya.

Ici, dans ce village, le ministre Sadi s’est toujours tenu loin des intrigues.
Quand c’est nécessaire, en cas de conflit, il rassemble généralement tout le monde et met chacun devant ses responsabilités. Et on finit toujours par trouver une solution conviviale». Et de poursuivre sur un ton plus convivial, « Ce qu’on voulait de lui, c’était qu’il prêche par l’exemple en se mettant devant. Voyez-vous, comment pouvait-on expliquer que l’on arrive à Yoko, chez le ministre Sadi, collaborateur du chef de l’Etat, et se rendre compte qu’il n’a même pas de maison comme ce fut le cas pendant un moment? C’était assez frustrant pour nous ses frères. Nous lui avons demandé de s‘impliquer en nous montrant l’exemple. Sa maison aujourd’hui qui n’est pas encore achevée certes, fait déjà la fierté de Yoko»

L’un des problèmes de Yoko est celui des infrastructures immobilières. Il y a encore deux décennies, en dehors de l’ancienne résidence coloniale du sous-préfet, résidence qui est très vite tombée en ruine, il n’y avait pas vraiment une maison moderne capable d’accueillir une haute personnalité de la République de passage à Yoko. L’ancien maire, Denis Issa, de regrettée mémoire, avait alors loti un nouveau quartier destiné aux élites extérieures. Il est ensuite allé à la rencontre de celles-ci partout où elles se trouvaient sur le triangle national, pour les inciter à venir prendre du terrain gratuitement et y construire des maisons modernes. C’est ainsi que naît le quartier «Santa Barbara». Les premières personnes qui s’installent ici, sont des membres de la grande famille Sadi. Il y a d’abord un des cousins de l’actuel Minatd, le nommé Jean Mbiata, ancien haut cadre de la société d’Etat Campost, aujourd’hui malheureusement disparu, qui fut le précurseur. Il a fait construire une très belle villa qui accueille souvent les membres du gouvernement de passage à Yoko. Puis, vint le frère cadet du ministre Sadi, Nko Sadi Noël Emilien, ancien haut responsable à l’Université de Yaoundé, lui aussi décédé, qui va construire dans ce nouveau quartier une impressionnante résidence qui va immédiatement changer le visage de la ville. Presque au même moment, un autre cousin du ministre, le nommé Emmanuel Sadi, ancien haut cadre de l’administration il a été entre autres chef du secrétariat particulier de l’ex-ministre de l’Economie et des finances, Edouard Akame Mfoumou. Il viendra lui aussi construire sa villa de retraite, une belle demeure où sont pour l’instant logées toutes les hautes personnalités de la République en séjour à Yoko.

René-Emmanuel Sadi, quant à lui, a pris le temps pour construire une maison au centre de la ville. A l’endroit où a été enterré son père, François Sadi. Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a préféré commencer par améliorer l’habitat des paysans de son village Meteing, situé à 17 km du centre-ville, sur la route de Yaoundé. La trentaine des cases en terre battue, et aux toits de nattes de raphia qui constituaient ce hameau situé à la lisière de la forêt et de la savane, a été transformée en solides maisons de blocs de terres avec des toitures en tôles ondulées. Tout cela aux frais de René Emmanuel Sadi. Tout comme le village a désormais une case communautaire, de l’eau potable, un groupe électrogène, et un centre de santé intégré qui va couvrir tous les hameaux avoisinants est en construction en ce moment. Du coup, les paysans de Meteing et des environs qui, hier se disaient abandonnés par leur frère ministre de la République, ont le sourire. Tout comme d’ailleurs celles des contrées voisines.

3)- La main qui reçoit… en redemande
C’est seulement après cela que René Emmanuel Sadi a commencé à faire construire cette belle propriété qui, dès qu’on arrive à Yoko de nos jours, donne un attrait formidable à cette ville centenaire. Le maire Annir Dieudonné en est fier : «Aujourd’hui, si le président de la République nous fait l’honneur d’une visite ici à Yoko, nous avons désormais où le loger. Ceci grâce à notre élite, le ministre René Sadi qui vient de poser un autre acte à la fois patriotique et humanitaire, en construisant une si belle maison. Ceci en plus de nombreux appuis qu’il nous accorde aussi bien sur le plan psychologique que matériel. Nous sommes fiers de lui »

Il y a à peu près deux ans, l’ensemble des membres de l’élite de Yoko, et les chefs traditionnels de cet arrondissement avaient fait de René Emmanuel Sadi leur « Gaànè », terme qui signifie en langue Vouté, la langue du terroir, « le soldat qui est en tête du peloton au moment de la guerre ». En lui donnant ce titre traditionnel, toutes les forces vives l’exhortaient à prendre ses responsabilité «de grande élite de Yoko» en inspirant, mais davantage et en encadrant les actions de développement. Et les attentes restent encore nombreuses. L’arrondissement qui s’étale sur une superficie de près 17 mille Km2 est fortement enclavé. Des villages comme Mbatoua, Makouri, Gueré, dans L’Est de l’arrondissement sont difficiles d’accès. La misère y est par conséquent forte. Mais la plus grande attente des populations de cette contrée que le ministre Sadi semble vouloir à priori encadrer de façon humanitaire, reste le bitumage de la nationale 14 qui part de Batchenga pour Yoko, en passant par Ntui.

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