Cameroun – Yaoundé : Les populations de Biyem-Assi/Tam-tam ont soif

Camwater

Les habitants de la ville font face à de nombreuses difficultés pour ce qui est de l’approvisionnement en eau, denrée vitale mais rare ces derniers temps.

Les habitants du quartier Biyem-Assi lieu-dit Tam-tam, n’ont plus la vie facile avec les problèmes d’eau qui ses ont aggravés ces derniers temps. L’approvisionnement en eau est si limité que les habitants n’en reçoivent qu’entre 2h et 6h du matin. Une situation qui n’est pas du goût de ces populations obligées d’interrompre leur sommeil pour faire des réserves d’eau dans leurs maisons. <<Ça fait plusieurs mois déjà que l’eau ne coule pas comme il faut. C’est généralement au petit matin que nous essayons de remplir nos récipients. Quand bien même il y a de l’eau, elle est sale et le débit est faible>>, a confié Etienne B.

D’autres par contre sont contraints de parcourir de longues distances pour chercher de l’eau dans des puits, des forages ou des sources. A ces différents endroits, il faut débourser 25 francs Cfa pour un récipient de 10 litres et 50 francs pour 20 litres. C’est le cas de Wilfried T. Habitant du quartier Scalom. Très tôt le matin ou dans l’après-midi, ce quarantenaire s’active à charger des bidons dans son véhicule. C’est au quartier général que ce dernier fait le plein de ces récipients. Pour Frédérique, ce n’est pas facile de vivre sans eau. <>, a indiqué la jeune maman.

Fatiguées de ce mal qui perdure, les populations trouvent elles-mêmes des solutions. Au quartier Emana lieu-dit Borne fontaine dans l’arrondissement de Yaoundé I, les populations collectent de l’argent pour aménager la source située dans le bas-fond du quartier. C’est d’ailleurs l’un des rares points pour s’approvisionner en eau. <>, a déclaré Madeleine W., habitante de ce secteur. Croyant pouvoir souffler un peu et faire quelques économies en cette saison de pluie, les populations sont déçues. L’absence totale de pluie n’arrange rien face à ce manque criard d’eau. A croire que la nature leur a tourné le dos.

Doris Ongmissileba / 237online.com

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