La délégation signature présidentielle au Cameroun fait l’objet d’une critique cinglante du professeur Vincent-Sosthène FOUDA. Dans une tribune explosive, l’universitaire dénonce ce qu’il qualifie de « détournement de souveraineté » et d’« imposture démocratique ». Une analyse qui révèle les fractures profondes du système politique camerounais.
Vincent-Sosthène FOUDA dénonce une « mascarade constitutionnelle »
Le professeur FOUDA ne mâche pas ses mots. Pour lui, la délégation de signature présidentielle, « mesure administrative autrefois exceptionnelle », est devenue « le symbole d’un détournement de souveraineté ».
« Ce glissement progressif, silencieux, a vidé la fonction présidentielle de sa substance », affirme-t-il dans sa tribune. Une charge directe contre un système où « le peuple, par le suffrage universel, choisit un Président » qui « ne peut ni déléguer sa légitimité, ni transférer son devoir ».
L’universitaire va plus loin en déclarant qu’« une République sans exercice effectif du pouvoir par son élu suprême est une mascarade constitutionnelle ». Cette critique vise directement les pratiques actuelles de gouvernance au Cameroun.
40 millions FCFA : le symbole d’une République en crise
L’affaire des cadres des impôts transportant « des sacs gorgés de 40 millions de FCFA » illustre parfaitement, selon FOUDA, l’état de déliquescence institutionnelle. Ces agents, « accueillis en grande pompe au Palais de l’Unité », symbolisent une jeunesse camerounaise réduite à « des porteurs de valises ».
« Ce théâtre de l’absurde n’est pas seulement une offense morale, c’est une provocation politique », martèle le professeur. Cette critique s’inscrit dans un contexte plus large de questionnements sur la gouvernance et la transparence au Cameroun.
Pour FOUDA, « chaque décret signé par un mandataire non élu, chaque instruction attribuée sans vérification directe du chef de l’État, constitue une fracture démocratique ». Une « confiscation méthodique du pouvoir » qui interpelle sur l’avenir démocratique du pays.
L’appel du professeur est clair : « La souveraineté appartient au peuple. Elle ne se partage pas. Elle ne s’achète pas. Elle se défend. »
Cette tribune soulève-t-elle des questions légitimes sur l’exercice du pouvoir au Cameroun ?
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Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.
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