Cameroun : Vacanciers en danger !

Vendeur ambulant

En retrait de la vie scolaire depuis quelques semaines, les écoliers de la ville de Yaoundé consomment leur vacance entre petits commerces et autres activités préjudiciables pour leur avenir,  sous le regard (inquiet/complice) de leurs parents et proches.
L’école 12 mois sur 12,  voilà qui aurait de quoi contenter dame Élisabeth, commerçante au marché Mokolo de Yaoundé. Ce n’est plus avec assurance que la quadragénaire quitte son domicile sis au quartier Émana ( Yaoundé)  pour son lieu de commerce depuis que sa fille Aline (la seule), (8ans) en a fini pour le compte de l’année scolaire qui s’achève. « Les voyous du quartier peuvent violer ma fille,  on peut même la tromper avec l’argent« . La petite fille passe ses journées chez quelques voisins devant un écran entre autres distractions , ce n’est qu’à 17h  généralement qu’elle regagne la maison au retour de sa mère. Elle (la mère) s’y habitue d’ores déjà car n’ayant pas suffisamment de moyens « pour l’inscrire dans en cours de vacances ou même une connaissance chez qui la laisser« . Ce ne sont pas les moyens qui manquent à M. Noah pour occuper ses enfants pendant ce temps libre mais le libraire au quartier Nlongkak ne se plaint pas moins. Explique-t-il à la rédaction de 237online.com, il s’est proposé d’assurer à ses deux filles des cours de soutien dans le courant de cette période, ce qu’elles ont refusé parce que voulant « se divertir pendant les vacances« . « Tout ce qu’elles savent faire ici à la maison c’est regarder tous les films de romance qui passent sur Novelas TV alors que l’année prochaine elles sont en classe d’examen » indique-t-il et d’ajouter que « lorsque l’école va reprendre elles vont enfin libérer mes canapés et ma maison« . C’est plutôt à la reprise de l’école que nombre de jeunes dont Alane (11 ans qui fait le commerce de nuit) rencontré il y a peu par la rédaction de 237online.com vont regagner leurs maisons loin des risques d’agressions, d’accident de la circulation, et autres menaces qu’induisent les métiers de colportage. Il y a également une trame de ces jeunes qui dans l’errance, comme observé dans des quartiers de la capitale politique et bien au-delà, se livrent au tabagisme, à l’alcoolisme voire au banditisme pour meubler leur temps libre . En clair, les vacances « à la camerounaise » sont un danger pour les vacanciers même si dans la mosaïque de ces derniers on en retrouve qui changent de ville, de continent question de respirer à plein poumon la liberté et le bonheur qu’est censée procurer la vacance; période d’interruption d’activités.

Romulus Dorval KUESSIE, 237online.com

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