Société

Cameroun : Un présumé voleur aux arrêts à Messassi

Le nommé Chiebe Ramy Boy a échappé de justesse à un lynchage au lieu-dit Ndjon Assi à Yaoundé. Il a eu la vie sauve grâce à l’intervention de la gendarmerie.

Les habitants de Messassi, au lieudit Ndjon Assi, ont eu le sommeil court hier, 1er août 2021. Ils ont réussi à mettre la main sur un présumé voleur aux environs de 5h30. Suite aux cris lancés par le voisinage, Chiebe Ramy Boy n’a pas pu prendre la poudre d’escampette. Il est tombé sur le coup d’une solidarité agissante : « Il a franchi un mur de plus de 5 mètres. Il s’apprêtait à voler chez un voisin. Quand on a entendu les cris, la population est sortie. Il n’y avait plus moyen pour lui de s’échapper », commente un habitant du coin.

A 6 heures, le secteur était noir de monde. La colère des uns et des autres prenaient de l’épaisseur. Certains avaient pris l’initiative de le retenir dans un couloir ; loin de la foule déterminée à en découdre avec lui. « Pourquoi vous nous empêchez de le fouetter. Envoyez le dehors. On doit le fouetter correctement », lance un autre jeune tenant de quoi tanner sa peau. Chiebe Ramy Boy, trentenaire, vit pourtant dans le coin. « C’est un jeune du quartier. On le connait bien. Je crois que c’est le même gars qu’on a tabassé il y a quelques jours en route toujours pour des coups de vol. Il a repris. Les brouettes, chaussures et les barres de fers disparaissent constamment au quartier », se plaint une dame courroucée.

L’arrivée de la gendarmerie a permis à ses protecteurs circonstanciels de l’extraire. « Ce gars est souvent à la source. Il est sorti voler un dimanche. Malheureusement pour lui, Dieu l’a exposé » glisse d’un ton moqueur Armel. Un vendeur de gaz avait décidé de quitter le quartier pour s’installer à Biyem Assi à cause de multiples coups de vol en mettant sa maison à vendre. Informée, la maman de Chiebe Ramy Boy était inconsolable. Censeur dans un Lycée de la place, elle s’est rendue sur les lieux tout en larmes. Il a été conduit à la brigade de Messassi sous l’air peu convaincant des populations. « On l’amène à la brigade. Je n’ai pas confiance. Je ne serais pas surpris qu’il soit libéré demain », se désole Annette Ngo.

Solière Champlain Paka

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