Cameroun : Un mois pour sensibiliser contre le Vih/sida

Malgré le taux de prévalence qui baisse, le matériel de sensibilisation a été distribué mercredi aux élèves.

Les efforts consentis autour de la sensibilisation du sida connaissent des entraves. Le taux de prévalence au Cameroun est passé de 5, 3 % en 2004 à 4,3 % en 2011. Aujourd’hui, selon les statistiques actualisées, ce taux a chuté à 3,3%, apprend-on des sources. Le constat est que l’épidémie est générale. En attendant que les statistiques soient disponibles, il y a des régions beaucoup plus exposées que d’autres pour des facteurs non maîtrisés (migrations). L’Est est par exemple la deuxième région où le taux d’infection du Vih Sida est élevé.

Mercredi le 14 novembre, les responsables des clubs santé des établissements de la place de Yaoundé et ses environs se sont rassemblés dans les locaux de l’Ong Synergies africaines. Les jeunes constituent la principale cible parce qu’ils sont les plus grandes victimes. Les filles et femmes de 14 à 24 ans et de 34 à 64 ans comme les statistiques le disent sont 9 fois plus infectées que les jeunes garçons de la même tranche d’âge. Les présidents et représentants d’associations des arrondissements des dix régions étaient aussi présents.

Parce ce l’objectif d’ici 2030 est d’éradiquer le Sida en tant que menace de santé publique. Et qu’il faudrait que la proportion des infections soit ramenée à moins de 500 000 nouvelles infections, de matériel de sensibilisation a été remis aux élèves. Le package était de 50 pénis artificiels, de 50 vagins artificiels, 100 lubrifiants, des tests de dépistages, des t-shirts. Il y avait aussi 40 000 préservatifs masculins et 12000 préservatifs féminins, alors que les jeunes se plaignent de ces contraceptifs. « Les préservatifs sont durs et blessent », disent-ils. Mais un médecin nous instruit que c’est le meilleur outil : « Ceux qui le disent le font à tort et c’est quelque chose qu’il faut combattre avec la plus grande énergie. Le préservatif reste un outil efficace de prévention pas simplement du Vih mais aussi de toutes les Ist comme la syphilis, en plus d’intervenir comme un outil de planification familiale ».

Depuis 16 ans aujourd’hui, la distribution de ces contraceptifs (préservatifs et autres) est toujours adoptée. Alors qu’il existe aussi d’autres voies de transmission du sida par objets contaminés (aiguilles, lames rasoirs). Mais pour les experts, l’accent mis sur la distribution des capotes n’est pas faite au hasard. « Il y a plusieurs voies de transmission. Il se trouve simplement qu’aujourd’hui dans le contexte qui est camerounais, la voie de transmission la plus courante est celle hétérose*xu**elle (rapport s*e*xuel entre hommes et femmes). C’est la raison pour laquelle le préservatif reste la voie la plus adaptée. Si les gens sont capables d’utiliser de manière systématique le préservatif, je crois qu’on ira vers l’objectif qui est d’éradiquer le Sida en 2030», explique –t-il.
Après cette phase de distribution, les activités se poursuivent avec un forum d’échange sous le thème : « jeune, mon statut, mon avenir». Il réunira les responsables des clubs santé d’une cinquantaine d’établissements. Cette rencontre aura lieu au lycée général Leclerc le 21 novembre prochain. Ceci à l’occasion de la 3ème édition du mois camerounais contre le Sida et la célébration de la 30ème journée mondiale de lutte contre cette maladie le 1 décembre prochain.

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