Cameroun – Transports: Les syndicalistes Collins Ndefossokeng et Joseph Deudié libérés

Un detenu avec les menottes

Après 15 jours de garde à vue, . Jean Collins Ndefossokeng et Joseph Deudié sont libres depuis le 30 janvier dernier.Ce jour-là, ils ont quitté le groupement mobile d’intervention N°1 de Yaoundé (Gmi), aux environs de 21 h pour regagner leurs domiciles. C’est le
16 janvier dernier que Jean Collins Ndefossokeng, le président du Syndicat national des employés du secteur des transports (Synester) et son camarade ont été interpellés par les policiers. Ils ont été conduits le même jour au quartier Tsinga, avant d’être placés en garde à vue administrative. Selon Jean Collins Ndefossokeng, c’est le gouverneur de la région du Centre qui a ordonné leur interpellation. La détention au Gmi a duré 15 jours comme le prévoit la loi. Les deux syndicalistes ont été arrêtés alors qu’ils étaient en train de mobiliser les chauffeurs de taxi et les transporteurs interurbains à observer une grève, prévue le 19 janvier dernier.
Cette interpellation a mis fin à ce préavis de grève. Le président du Synester nous a confié la semaine dernière que cette garde à vue avait pour motif, apologie de crime et sédition d’activité terroriste.
Cette interpellation est la première enregistrée depuis la promulgation en décembre dernier par le président de la République de la loi anti-terroriste. Avant sa promulgation, la loi dite antiterroriste qui prévoit la peine de mort a été critiquée par certains leaders de l’opposition, à l’instar de Maurice Kamto, président du Mrc et Edith Kah Walla du Cpp, qui dénonçaient déjà une volonté du régime en place de réduire les libertés individuelles.

P.N

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