Cameroun – Tradition : Les fêtes de fin d’années dans les familles

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Selon les classes sociales, celles-ci revêtent des spécificités dans la ville de Yaoundé.

Comme chaque année, les familles s’approvisionnent dans les supermarchés plus tôt pour les fêtes de fin d’année. Rose Joss a choisi de faire ses courses dans un Supermarché Santa de la place, situé au lieudit carrefour bilingue. Visitant les différents rayons de ce supermarché, Rose en compagnie de l’un de ses fils François, recherche des produits intéressants pour sa famille et ses invités. Pour elle, en cette période des fêtes de fin d’année, tout est fait de manière programmé, rien n’est négligé. « Ces fêtes sont symboliques pour moi », confie Rose Joss, assureur.

Les fêtes de fin d’année varient selon la classe sociale des différentes familles à Yaoundé. Dans chacune de ces familles, la célébration s’organise de manière particulière, Noël et nouvel an. L’occasion est indiquée pour exhiber les différents types de vaisselles. Pour la famille Endene, les fêtes de fin d’année se célèbrent en famille et en compagnie des amis. « Chaque membre de la famille et chaque ami vient avec un cadeau et on les partage aux enfants », explique Rose joss. A 14 heures, tout le monde prend place autour de la table dressée pour la cérémonie. Le mot de bienvenue et la prière de circonstance sont prononcés par l’hôte de la maison. Après cela, vient la danse, pour un petit moment de détente avant l’échange des cadeaux. Pour d’autres familles aisées à l’instar de la famille Oye, le service traiteur est la meilleure option pour réussir la fête. « Chaque année, ceux qui assurent la décoration de la maison et la cuisine viennent faire leurs travaux aux environs de 6 heures. « Tout est prêt avant 13 heures à chaque fois, question pour nous les occupants de la maison, de se préparer à accueillir les membres de la famille et les amis », indique Oye, le père de famille.

Chez certaines familles de classes de moyenne comme celle de Waffo, l’ambiance est différente. Seulement, des rencontres sont toujours programmées. « Je ne peux pas fêter sans programmer au moins une rencontre amicale», souligne-t-il. Par contre, dans les familles démunies, l’essentiel consiste à se rendre au culte ou à la messe et rentrer à la maison pour partager le repas ordinaire.

Roseline Ewombe Eboa et Urielle De Massil Jabea (Stagiaires) / 237online.com

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