Société

Cameroun: Recrudescence des coupures géantes d’électricité, menaces et péril sur la survie des populations

Les populations camerounaises font face depuis quelques semaines, au retour des coupures intempestives de courant électrique, sur l’ensemble du pays.[pagebreak]Il y a quelques mois, l’arrivée d’Eneo avait suscité une vague d’espoirs au sein des populations qui commencent à déchanter. Dans le registre de la communication, Eneo, malgré toutes les promesses, fait pire qu’Aes-sonel. Pourtant c’est le même personnel. Seul le top management a changé.
Douala, Yaoundé, Garoua et Bafoussam, les principales villes camerounaises et d’autres localités de l’arrière-pays, sont l’objet des coupures d’électricité géantes, sans communiqués préalables.
A titre d’illustration, quelques cas que nous avons relevés. Bafia, dans le Mbam-et-Inoubou, samedi 25 octobre 2014, la ville est plongée dans le noir de 18 heures à 6 heures du matin.

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Essos, un quartier populaire de Yaoundé, vendredi 31 octobre 2014, grosse coupure d’électricité, qui dure plusieurs heures. Le malaise se répète depuis plusieurs jours.
Quartier Santa-Barbara, Etoudi, samedi 1er novembre et dimanche, coupure générale d’électricité et d’eau.
A Yaoundé, aucun quartier populaire n’est épargné. Emana, Messassi, Olembé, Nkoldongo, Mimboman, Nkozoa, MballaII, Nkomkana, Biyem-Assi, Mendong, Nkolbisson, Nkolmesseng, et bien d’autres sont les cibles des coupures de courants plusieurs fois par jour.

Messassi Nyom II, Nkozoa, Olembé, Emana, Etoudi, sont particulièrement les cibles des coupures. A titre d’exemple, la journée de mardi 4 novembre, coupure d’électricité du mardi 04 novembre à 15h, au mercredi 05 à 8h. Du coup, les agressions augmentent dans ces quartiers populaires de la ville.
Les coupures d’énergie se font sans avis préalable de la société Eneo, qui ne trouve pas de raison pour justifier lesdites privations d’énergie.

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Les hôpitaux ne sont pas épargnés. Certaines femmes ou des personnes malades trouvent la mort en donnant la vie, du fait de ces coupures dans les centres hospitaliers sans groupes électrogènes.
Les camerounais plus nantis, se dotent de groupes électrogènes, tandis que les plus pauvres se contentent des bougies et autres lampes rechargeables.
Les médias locaux (radios, tv, presse écrite), de grande influence, gardent le silence et ne dénoncent pas les coupures dont sont victimes les populations.

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