Une voix influente a lancé un appel secouant la scène politique ce week-end. Rebecca Enonchong, entrepreneure et personnalité publique africaine, a exhorté le peuple camerounais à « ne pas avoir peur » et à résister face, selon elle, à des arrestations politiques et à des manœuvres d’intimidation. Paru durant l’émission Road To Etoudi, le message — cité mot à mot dans plusieurs partages — souligne « la peur qui pousse à commettre des fautes graves » et appelle à une mobilisation pacifique le dimanche 26 octobre. Que pèse cet appel d’une voix aussi suivie dans le rapport de force national, et comment la société civile va-t-elle y répondre ?
Rebecca Enonchong appelle à la résistance : contexte et portée
L’intervention de Rebecca Enonchong intervient au plus fort d’une crise post-électorale marquée par des interpellations de leaders, des arrêtés municipaux et des renforcements de proximité sécuritaire à Douala, Yaoundé ou Dschang. « Voilà la panique qui vous pousse à commettre des fautes graves », a-t-elle déclaré, accusant implicitement le pouvoir d’usages répressifs pour conserver l’avantage. Son message énumère une supposée « stratégie » en huit points — du blocage des jeunes électeurs aux manipulations de PV — et appelle à une marche pacifique pour « la libération du Cameroun ».
Sur le terrain, la réception est contrastée. À Yaoundé, des militants ont partagé le discours en ligne avec des commentaires d’appui ; à Douala, certains leaders locaux se montrent prudents et demandent des garanties de sécurité avant d’appeler à des rassemblements publics. « Ce n’est pas du jeu ! Il faut protéger les gens », lâche un activiste de New-Bell, inquiet des risques d’escalade. Peut-on imaginer une marche massive sans débordements ? C’est la question qui taraude observateurs et autorités.
Les éléments vérifiables :
• L’appel a bien été diffusé sur Road To Etoudi et relayé par plusieurs comptes publics.
• Des arrestations récentes et des arrestations préventives ont été signalées ces derniers jours dans plusieurs villes.
• Les acteurs internationaux — diplomates et ONG — suivent la situation et demandent retenue et transparence.
Pourquoi cet appel résonne-t-il ? Parce que Rebecca Enonchong est suivie et crédible sur les sujets tech et gouvernance ; son intervention politise davantage une situation déjà tendue. Elle demande aux forces intègres de l’ordre de protéger les manifestants pacifiques — une posture destinée à limiter la violence, mais qui pose question : qui garantit la sécurité concrète ?
Pour approfondir : consultez nos dossiers sur l’ordre public et la transparence électorale.
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Enjeu : mobilisation ou désordre ?
L’appel à marcher est une provocation non-violente voulue ; reste à voir si la société civile saura canaliser l’énergie citoyenne sans basculer. La transparence des institutions et la tenue d’observations indépendantes apparaissent aujourd’hui comme des priorités.
Pensez-vous que la marche du 26 octobre peut rester strictement pacifique et efficace ?
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Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.
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